Dix ans de mariage, ce sont bien les noces d'étain ? Eh bien, aujourd'hui, ce sont les dix ans du Mariage d'Anne d'Orval. Et ça mériterait sans doute de remplir cette coupe d'un breuvage un peu festif. Nous allons y réfléchir.
Tout ça pour vous dire que le 13 mars 2007, les Editions Créer donnaient vie à mon tout premier roman ; ce dont je leur serai toujours reconnaissant. Mais à quoi bon ces tournures impersonnelles : disons-le haut et fort, les Editions Créer, ce sont Valérie Marty, une éditrice qui rassemble courage, volonté, honnêteté (si, si, il y a des éditeurs comme ça), sans oublier la gentillesse, et Eliane, qui a un oeil sur tout (et surtout un oeil très positif sur mes romans, même ceux qui sont parus ailleurs par la suite ; une de mes premières fans, en somme). Un grand merci à elles deux.
Pour ne rien vous cacher, Le Mariage d'Anne d'Orval n'était pas le premier roman que j'écrivais (j'en reparlerai), et il avait nécessité plusieurs années de travail (j'en reparlerai), mais, enfin, après moults refus (j'ai une belle collection de lettres-types d'éditeurs : je pourrais presque ouvrir un musée ; mais j'en reparlerai), une éditrice avait donc fait le choix de donner sa chance à l'une de mes productions.
Et depuis dix ans, ce roman médiéval, d'amour, de haine, de mystère, ce conte étrange dans lequel j'ai mis tant d'énergie, d'imagination, d'heures de recherches, d'écriture, de relecture, de correction, de doutes et d'émotion, est là ; encore et toujours là. Il m'a conduit au salon du livre de Paris, à la Foire du Livre de Brive (pas du tout la même ambiance !), et dans des dizaines d'autres lieux : Bordeaux, Saint-Etienne, Montluçon, Châteauroux... Il m'a offert des rencontres, avec des lecteurs, des blogueurs (surtout des blogueuses), des libraires, d'autres auteurs, des éditeurs (un, surtout ; mais j'en reparlerai). Il m'a valu des questions, des étonnements de la part d'amis qui n'imaginaient pas que je puisse imaginer des choses pareilles (j'en reparlerai). Il m'a aussi valu des mots de félicitations, des compte-rendu élogieux (si, si, je n'exagère pas ; sachez de toute façon que je ne suis pas d'une nature particulièrement vantarde... alors, si je le dis ainsi, c'est qu'il n'y a pas d'autres façons de le dire), il m'a donné en somme tout ce que j'attendais au moment où je désirais si ardemment faire publier un roman : le retour de lecteurs touchés, transportés dans une autre époque, dans des questionnements, des émotions, des peurs. Toutes les raisons pour lesquelles un écrivain écrit.
Alors, comme je l'ai dit, je reparlerai des années (pas loin d'une trentaine) qui m'ont conduit d'une pulsion d'écriture un peu désordonnée jusqu'à cette première réalisation aboutie. Mais pour l'instant, fêtons ces dix ans du Mariage d'Anne d'Orval de la manière la plus digne (et néanmoins fière) qui soit. Et si vous n'avez pas de coupe en étain et de vin épicé, le cristal et le champagne iront très bien ! A la vôtre !

Le Mariage d'Anne d'Orval - Noces d'étain