Sébastien Fritsch, Ecrivain

19 février 2018

Pars, le vent se lève - Han Kang

Ayant réalisé il y a peu que ma bibliothèque ne comportait pas beaucoup d'auteurs asiatiques, j'ai sauté sur l'occasion quand Babelio a proposé ce titre dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je n'avais jamais lu d'auteur coréen.
Pars le vent se lève - Han KangMais ce roman est-il un roman coréen? Bien sûr, il se déroule à Séoul, son auteur y est née, la dictature qui a pesé sur le pays jusque dans les années 80 est brièvement évoquée et, évidemment, les noms des lieux, des personnages sont coréens (et demandent un petit moment d'acclimatation pour se faire à leur sonorité et parvenir à les mémoriser). Pour autant, Han Kang ne se tient pas dans les frontières de son pays : son roman est universel. La peinture, l'apprentissage, les attractions interdites, l'amitié, son dévoiement vers un attachement obsessif, maladif, le mal de vivre qui enserrent dans ses griffes des personnages perdus, ces thèmes ont le même impact sous toutes les latitudes. Mais Han Kang va encore plus loin : elle nous emporte au-delà des limites de notre petite planète. Neurasthénique, solitaire, sa narratrice, prénommée Jeong-hee, ressasse en effet régulièrement (entre autres idées déstabilisantes) des notions d'astrophysique dont elle tire surtout une conclusion : nous humains, ne sommes vraiment rien, comparés à l'immensité de l'espace qui nous entoure ; nos vies, nos souffrances écrasantes, nos passions si puissantes ne sont que des fétus de paille dans le flux du temps qui s'écoule depuis le Big Bang et qui continuera à s'écouler sans nous jusqu'à un évènement final dont nous ne connaissons encore ni la nature ni la date de survenue.
De ces connaissances scientifiques, qui l'ont marquée dès l'adolescence, elle retire aussi d'autres enseignements, notamment au sujet de l'influence des corps sur leur voisinage (démontré au niveau des corps massifs, comme les étoiles, qui déforment l'espace-temps à proximité, mais que Jeong-hee imagine potentiellement extrapolable aux corps humains... rejoignant la notion d'aura... et impliquant une interaction possible entre deux individus proches). 
Ces idées m'ont parlé, évidemment, puisque je me pose fréquemment des questions assez proches, de par mes deux métiers : enseignant les sciences, j'ai approfondi ces thèmes et me suis questionné à leur sujet ; romancier, j'ai pris l'habitude de considérer l'impact sur la nature humaine de toute connaissance. Alors, oui, Jeong-hee, avec ses idées qui peuvent sembler loufoques, m'a parlé. Mais elle peut "parler" à bien d'autres lecteurs, je pense, puisqu'elle porte en elle tant d'autres idées, noires, violentes, affectueuses, désenchantées, résolues ou désespérées. Un agglomérat de contradictions qui, là encore, rend ce personnage universel. 

Une autre particularité de ce roman (et qui peut paraître déroutante, mais augmente surtout son originalité) est sa structure. Il apparait pourtant bien vite que, aussi étrange puisse-t-elle être, cette structure n'est en réalité qu'une représentation du désordre qui règne dans la tête (et dans la vie) de Jeong-hee. Solitaire, du fait que les personnages de sa jeunesse sont morts ou ont fui, elle est en effet lancée dans une sorte d'enquête pour reconstituer les derniers jours de son amie d'enfance, In-ju et, par dessus tout, comprendre son tout dernier jour : s'est-elle suicidée, comme le prétend un biographe de cette artiste-peintre ; ou sa mort était-elle un accident ? 
Cette recherche de la vérité (ou de la confirmation de "sa" vérité) va balloter Jeong-hee entre divers protagonistes, divers lieux, des lieux inconnus ou des lieux qui lui ont été familiers mais que le passage du temps a rendu méconnaissables. Et c'est ainsi que ses pérégrinations et ses réflexions se succèdent dans un désordre apparent (qui la fait pourtant progresser... et les lecteurs avec elle). Ce désordre, l'auteur de Pars, le vent se lève le rend de la manière la plus parfaite, justement, par la structure qu'elle a choisi :  le déroulement est linéaire (la vie de Jeong-hee avance, jour après jour), mais tout ce qui occupe ces journées surgit dans un véritable tourbillon : les époques qui se rappelent à sa mémoire, les fragments assemblés par l'auteur (cinq lignes par là, quatre pages par-ci...), mais, surtout, les formes de narration. S'enchaînent ainsi scènes d'action, scènes de prostration, trajets, recherches, confrontations, conversations, mais aussi les ruminations de Jeong-hee, ses moments de désespoir, ses malaises, ses délires, le tout s'entremêlant à des souvenirs, des rêves et se confrontant par moments à des points de vues externes, dressés comme des obstacles sur son parcours : des lettres, des demi-conversations téléphoniques (l'auteur ne nous retranscrit que les paroles de l'un des deux interlocuteurs) et, revenant régulièrement, l'exposé froid de ces fameuses notions d'astrophysique. Pourtant, comme je l'ai dit, nous avançons, nous emmagasinons les informations, nous approchons de ce qui pourrait être la vérité. Ou la désillusion. Et Han Kang sait disséminer des repères, des étapes-clés, des révélations, dans ce parcours du combattant dans lequel elle nous entraîne. Elle entretient ainsi habilement un suspense dans un roman qui, sans être un polar, est un vrai roman à énigme.

Enfin, un autre point fort de ce texte est la poésie de son écriture. Une poésie au service de la solitude, de la nostalgie, de la tendresse parfois, mais aussi du désespoir, de la folie ou encore de la violence : violence des coups, des lames de couteau, des accidents ou violence plus insidieuse des trahisons et des mensonges. La plume d'Han Kang sait donner corps à ces abstractions ; comme elle sait donner vie au silence, au vent, au froid, aux regrets. Et avec cette poésie, elle parvient à contrebalancer la dureté de ses décors et la froide objectivité des scènes dans lesquelles elle jette ses personnages. Cette écriture augmente encore la valeur de ce roman, riche, complexe, troublé et définitivement marquant. 

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11 février 2018

Interview sur RCF-Lyon

Vendredi 9 et samedi 10 février, une interview pour parler de L'Expérience Cendrillon a été diffusée sur RCF Lyon, dans l'émission "Des Livres et Vous", animée par Lætitia de Traversay.
Pour la réécouter, lancez le player ci-dessous. 

Bonne écoute.

RCF Lyon - Logo

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09 février 2018

Rendez-vous avec Cendrillon

L'Expérience Cendrillon
vous donne rendez-vous !

L'Expérience Cendrillon - Couv avec Prix Virtuel du Polar - V3

Découvrez mon septième roman,
par la voie des ondes ou "en chair et en os",
à l'occasion de l'un des rendez-vous suivants : 

Février 2018
Vendredi 9 à 20 h et samedi 10 à 17h45
Diffusion d'une interview sur RCF Lyon

Mars 2018
Jeudi 1er, de 19h30 à 22h 
Soirée littéraire
à la Librairie-Café Un Petit Noir 
57, Montée de la Grande Côte
69001 Lyon
*
Samedi 3, de 10h à 18h30 
Salon Sang pour Sang polar à Saint-Chef (38)
*
Dimanche 18, de 10h à 18h
Salon du livre de Beauchastel (07)
*
Dimanche 25, de 10h-12h et 14h-18h
Salon du livre de St-Marcel-lès-Annonay (07)

Avril 2018
Vendredi 27, à partir de 19h
rencontre avec les lecteurs
Librairie Colibris 
9 rue Antoine Vacher,
69330 Meyzieu
*
Samedi 28, de 10h à 18h
dédicace à la Fnac Belleville 
1 avenue de Verdun
69220 Belleville-sur-Saône

D'autres dates suivront...

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02 février 2018

Prix Virtuel du Polar 2017 : L'Expérience Cendrillon

Le site Rayon Polar
vient d'attribuer

le Prix Virtuel du Polar
à L'Expérience Cendrllon !

Ce sont les lecteurs et les lectrices adeptes de romans noirs,
de thrillers et de polars qui ont élu mon septième roman
parmi leurs lectures de l'année passée.
Une belle étape dans la vie d'un roman !

Je remercie chaleureusement celles et ceux qui ont voté pour ce titre.

Prix Virtuel du Polar 2017

L'Expérience Cendrillon - 1ère de couv

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11 janvier 2018

XVIII, 18, dix-huit...

... écrivez-le comme vous voulez, mais écrivez-le bien. Belle année 18

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10 janvier 2018

Alessandro Barrico – Mr Gwyn

Alessandro Barrico – Mr Gwyn

Un beau roman, doux, lumineux, positif. L’auteur porte un regard attentif (et tendre) sur ses personnages. Il les dépeint en associant de multiples touches, concernant leur physique, leurs habitudes, leurs goûts, leur environnement. Mais pas de longues descriptions : tout cela est distillé au fil des pages, au fur et à mesure d’une intrigue dont le point de départ est une idée un peu saugrenue pour un écrivain : Mr Gwyn, lassé de la célébrité que lui ont apportée ses romans, décide subitement de cesser d’écrire. Mais que va-t-il pouvoir faire ? Il réfléchit, observe… et finit par trouver une idée. Toute l’intrigue se déploie d’abord autour de ces questionnements du personnage central (et des réactions que sa décision ne manque pas de provoquer), puis continue  d’avancer lentement, au gré des préparatifs de Mr Gwyn pour mettre en place cette fameuse idée qui lui permettra de prendre un nouveau départ. Alessandro Barrico sait donner corps à ses protagonistes et aux péripéties qu’il leur invente, permettant à ses lecteurs de se glisser très facilement dans son univers. Sa plume est en effet très vivante, détaillée, mais sans excès et, surtout, très réaliste, tout en étant capable de tisser peu à peu une sorte de fable, parsemée de détails un peu loufoques. Pourtant, en lisant avec attention, et en suivant les personnages avec la même affection que celle que l’auteur a très certainement ressentie au moment de les créer, on peut voir bien autre chose dans les lubies de Mr Gwyn : peu à peu, au fil des aménagements du local dans lequel il va s’adonner à sa nouvelle « activité », sont mis en avant des éléments de nos vies que l’on a bien souvent tendance à négliger. Avec tous ces détails, Barrico met en évidence l’essentiel. Les recherches de Mr Gwyn pour disposer des meilleures conditions de « travail », tant pour la lumière, que pour les couleurs, le son, les textures des objets et du mobilier… cela nous invite à nous interroger : sommes-nous aussi attentifs au cadre dans lequel nous vivons ? Faisons-nous l’effort de nous placer dans l’environnement le plus adapté pour accomplir les tâches qui nous incombent ? Et prenons-nous le temps d’observer notre décor, d’en capter les forces, d’en saisir les inspirations ? Et ces inspirations, leur laissons-nous suffisamment de place ? Ne les noyons-nous pas sous un encombrement, une accumulation d’objets, de sollicitations, de rencontres inutiles et d’activités annexes ?

Bien sûr, Mr Gwyn est un écrivain. Et Barrico aussi. Et moi aussi. Et c’est sans doute pour cela que j’ai été très sensible à ce roman ; et que j’ai aussi relevé cette question qui sous-tend toute l’attitude du « héros » du début à la fin, et qui pourrait se formuler ainsi : « Pour un écrivain, qu’est-ce qui compte le plus : écrire ou avoir du succès ? le plaisir de jouer avec les mots, avec les images, avec les significations des uns et des autres, ou le plaisir d’être reconnu dans la rue ? »
Pour autant, ce roman n’est pas destiné qu’aux écrivains : il est évident qu’il peut « parler » à tout le monde. Car tout ce que l’on fait, que ce soit artistique ou plus « concret », peut nécessiter de se poser les mêmes questions : quand nous agissons, pensons-nous surtout à bien faire ou à plaire ? Et prenons-nous le temps de nous placer dans les bonnes conditions, et de chasser l’inutile, pour trouver le sens exact de nos actes et l’essence de ceux qui les accomplissent : nous. Nous, qui sommes des « détails » parmi d’autres, si l’on considère les outils et les locaux qui sont tout aussi nécessaires à l’accomplissement de nos tâches… mais nous à qui nous n’octroyons qu’une parcelle de l’attention dont nous aurions besoin. Alors, comme Mr Gwyn, débarrassons-nous du superflu, prenons le temps de nous poser, de nous observer, seuls, silencieux, nus, et de voir ce qui fait de nous, de nos vies, de nos êtres, une belle histoire, digne d’un roman.

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29 décembre 2017

Le Progrès de Lyon - 24 décembre 2017

Le Progrès - 20171224 - Pleine page

Quel beau cadeau ! Dans son édition du 24 décembre, Le Progrès de Lyon me consacre une pleine page. Interview, bibliographie complète et présentation de mon dernier roman, L'Expérience Cendrillon : tout y est !
Je vous laisse lire... avant d'aller découvrir par vous-mêmes ce que cache ce "thriller à toute vitesse !" 

Et pour que la lecture soit un peu plus facile, je reproduit ci-dessous la partie "interview". 

Le Progrès - 20171224 - Interview

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27 décembre 2017

Valérie Tong Cuong - Providence

Valérie Tong Cuong - Providence

Qu’on appelle ça la chance, le destin, le hasard, la main de Dieu ou n’importe quel autre nom, il nous est sans doute tous arrivé une fois de nous réaliser qu’un détail, apparemment anodin, avait eu un impact inattendu sur notre vie. En perturbant le déroulement d’une de nos journées, en nous faisant prendre du retard, en modifiant un trajet, ce détail nous avait conduit à un endroit ou vers une personne qui allait, par la suite, offrir une direction totalement différente à notre existence.
Il s’écrit beaucoup de livres dans lesquels une succession de mauvais choix ou un enchaînement de difficultés vont conduire au drame. Et plus les malheurs s’accumulent, plus les larmes coulent dans les chaumières, plus le bouquin est réussi. Plus l’ombre est épaisse, plus le succès est éclatant. Dans ce roman, Valérie Tong Cuong nous emporte à l’opposé : vers la lumière. Elle entremêle les histoires, croisent les parcours, de manière très subtile au départ (deux passagers successifs du même taxi, deux clients attirés par le même macaron – le dernier ! – dans la même boutique, deux usagers du métro, dont l’un est pressé d’arriver et l’autre est pressé d’en finir…). L’auteur bâti ainsi une trame multicolore dont les nœuds se révèlent bien plus tard – et finissent par se resserrer : chaque protagoniste se trouve alors contraint (très bénéfique contrainte !) de mesurer à quel point il peut avoir de l’importance (alors que, pour la plupart d’entre eux, la sensation d’insignifiance s’imposait depuis des années). Mais qui sont ses personnages ? Comme souvent, quand les portraits sont réussis, il apparait bien vite qu’ils sont tout simplement des miroirs, dans lesquels chaque lecteur, chaque lectrice, pourra s’observer ? Mais alors, dans ce cas, Valérie Tong Cuong a-t-elle pour objectif de nous révéler que nous aussi, tous ses lecteurs, toutes ses lectrices, avons de l’importance ? Je le crois bien. Et pour cette raison, je n’hésite pas à conseiller vivement la lecture de ce roman ; un roman qui fait du bien.
Alors hasard, destin, chance ou main de Dieu ? Valérie Tong Cuong a choisi un mot bien plus plaisant à l’oreille : providence. Un mot qui s’avère aussi bien plus riche de sens. Providence : on dirait le nom d’une ville – celle dans laquelle nous devrions tous habiter. Providence : cela sonne comme un prénom – celui que nous portons tous, sans le savoir : car c’est cela que nous sommes l’un pour l’autre : la providence ; il faut savoir endosser ce rôle et donner aux autres le coup de pouce dont leurs vies ont besoin ; il faut savoir accepter ce don, aussi, quand la chance, le destin, le hasard ou Dieu et ses grandes mains semblent nous tourner le dos. 

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18 décembre 2017

Léger contretemps

Père Noël is currently not available - Do not disturb

OK, c'est dur pour ceux qui n'en peuvent plus d'attendre, mais soyez compréhensifs : c'est ce qu'on appelle un cas de force majeure.
Le mieux, c'est sans doute de faire comme lui. Allez jeter un œil (et quelques sous) sur le site des Editions Fin mars début avril et... lisez pour patienter !

 

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04 décembre 2017

Vivianne Perret - Houdini magicien et détective, tome 1 : Metamorphosis

Un roman qui me faisait de l'oeil depuis longtemps. Je suis assez friand de polars "classiques", dans lesquels l'intrigue et l'ambiance prennent plus de place que les épanchements sanguins et les tronçonnages de membres. Le fait de remonter le temps de plus d'un siècle était une raison supplémentaire de susciter mon intérêt. Quant à localisation de cette histoire, elle avait franchement tout pour me plaire : San Francisco ! Ville multiple, riche, colorée, bouillonnante, inventive, bâtie autant par l'histoire que par les fantasmes de ceux qui l'ont rêvée ; le décor idéal pour marier fiction et évènements réels.Vivianne Perret - Houdini - MetamorphosisVoilà donc un roman policier, de facture classique, situé dans le Frisco de 1899. Est-ce tout ? Non, pour ajouter une touche d'originalité, nous avons, dans le rôle du détective, un personnage tout à fait particulier : le magicien Houdini lui-même, le maître de l'escapologie : menottes, coffre, cellule... rien ne le retient, pas même une camisole de force. Mais que vient-il faire dans cette galère, cet illusionniste surdoué ? Il semblerait, en réalité, qu'il ne soit pas si farfelu de lui faire endosser ce costume. Du moins, l'histoire laisse suffisamment de zones d'ombre sur la vie de cet homme pour qu'un auteur imaginatif puisse envisager de s'y glisser. 
Ce premier tome des enquêtes de notre magicien-détective avait donc de nombreux atouts pour me donner envie de m'y plonger. Il fallut attendre une rencontre (fort sympathique) avec l'auteur (fort sympathique) au salon du livre Sang d'Encre (à Vienne), pour que je passe à l'acte. 
Et alors, après lecture, que dire de ces atouts pressentis ? Simplement qu'ils ont rempli leur contrat. Simplement ? Non. Car bien d'autres qualités, difficiles à deviner à l'avance, se sont révélées au fil des pages.
Oui, il y a une intrigue policière et elle semble tout ce qu'il y a de plus classique (du genre de celles que nous concoctait Agatha Christie il y a quelques décennies de cela). Mais au fil des pages, elles s'avère beaucoup plus complexe que ce que l'on croyait. Les gentils, les méchants, les motivations des uns et des autres, les raisons de telle ou telle dissimulation, tout cela arrive peu à peu dans la lumière... et surprend... avant qu'une autre surprise survienne (évidemment, je ne peux pas en dire plus). 
Oui, nous visitons le San Francisco de la fin du XIXè siècle... mais ce n'est pas que du tourisme. Découvrir la réalité de Chinatown, sa pègre, ses tueurs, les courettes sordides, les trafics humains, les conditions de vie (et de mort) des prostituées, les efforts de certaines personnes pour sauver ces esclaves sexuelles, ainsi que le principe, généralisé et admis par tous, de la ségrégation entre "vrais américains" et asiatiques, cela donne matière à réflexion ; une réflexion d'autant plus cruciale que chacun des points évoqués ici constituent encore, 118 ans plus tard, une douloureuse réalité pour des foules d'êtres humains.
L'intrigue, les personnages, le cadre, la réflexion... voilà bien des qualités pour un seul et même roman ! Y en aurait-il d'autres ? Eh bien oui ! Car Vivianne Perret posède une écriture d'une belle finesse, à la fois élégante et évocatrice, vivante et précise, capable de rendre aussi nettement l'horreur de l'existence des filles vendues et parquées dans les caves de Chinatown, que la tendresse de Harry Houdini pour sa douce moitié (et partenaire de scène), la délicieuse (et néanmoins audacieuse) Bess. Sans oublier quelques notes d'humour, toujours appréciables. 

Une intrigue prenante, des personnages adroitement campés, une plongée dans l'Histoire, une réflexion indispensable et un style remarquable : autant de raisons de lire la première aventure de Harry Houdini, magicien et détective. Et autant de raisons de vouloir prolonger le plaisir en découvrant les tomes suivants.

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17 novembre 2017

L'Expérience Cendrillon

L'Expérience Cendrillon est disponible !

Mon septième roman est paru aujourd'hui. 
Vous pouvez vous procurez votre exemplaire
(version papier ou électronique)
en suivant ce lien.

Merci par avance et bonne lecture. 

L'Expérience Cendrillon - 1ère de couv - Rognée

Photographie de couverture : Giuseppe Milo


Découvrez la bande-annonce sur Youtube
Lisez les 4 premiers chapitres gratuitement sur Calaméo

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31 octobre 2017

L'Expérience Cendrillon - La bande annonce

L'Expérience Cendrillon - 1ère de couv - Rognée

Parution 17 XI 17
Format poche - 368 pages - 7 €
Existe aussi en version électronique. 
Plus d'informations et commandes : https://editionsfinmarsdebutavril.jimdo.com/catalogue/l-expérience-cendrillon/
Photographie de couverture : Giuseppe Milo

 

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28 octobre 2017

Le 17 novembre, la traque commence


L'Expérience Cendrillon


Le 17 novembre, 
la traque commence

Pour lire les premières lignes
ou réserver votre exemplaire, 
rendez-vous sur le site des Editions Fin mars début avril

L'Expérience Cendrillon - 1ère de couv - Rognée

L'Expérience Cendrillon - 4e de Couverture

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18 octobre 2017

J-30

Fuir

Pourquoi ? Vers où ? 
Un début de réponse dans la vidéo ci-dessous.
Et pour tout savoir, rendez-vous le 17 XI 17. 

 

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13 octobre 2017

17 XI 17 - Saurez-vous attendre ?

17 XI 17

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01 octobre 2017

Octobre en livres !

La semaine prochaine, deux rencontres avec les lecteurs sont programmées, toutes les deux dans le sud-ouest : 

- le samedi 7 octobre, de 15h30 à 18h, à la librairie En Forme de Graal, 14 rue Frédéric Thomas 81100 CASTRES

- le dimanche 8 octobre, de 9h30 à 18h, au Salon du livre de Buzet (47160)

Au plaisir de vous faire découvrir l'un ou l'autre des romans des Editions Fin mars début avril !

Octobre en livres

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