Sébastien Fritsch, Ecrivain

06 mai 2019

Fête du Livre d'Hyères - 11 & 12 mai 2019

Le weekend prochain sera littéraire et varois : je participe en effet pour la première fois à la Fête du Livre d"Hyères. C'est la première fois, mais j'ai déjà eu la joie de dédicacer dans cette ville, à l'invitation de l'Espace Culturel Leclerc, situé en plein coeur de la ville. 
Cette-fois, invité une fois encore par la même librairie, c'est au Casino d'Hyères que je vous présenterai mes livres... parmi plus de 160 autres auteurs. 

Au plaisir de découvrir de nombreux nouveaux lecteurs. 

Fête du livre Hyères grand format

 

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05 mai 2019

Uršuľa Kovalyk - L'Ecuyère

Uršuľa Kovalyk - L'Ecuyère

Dans la Tchécoslovaquie des années 80, Karolina et Romana sont deux pré-adolescentes à la vie morne. Coincées dans des familles bizarres (voire malsaines), piègées dans des corps contournés et maladroits, enfermées dans un pays que régente la propagande socialiste, isolées des autres jeunes par leurs esprits trop indépendants et leurs comportements peu conventionnels, elles trouvent enfin une échappatoire à ces multiples prisons. Et c'est un troisième personnage, tout aussi central, qui leur offre cette possibilité d'évasion : Cecil.
Cecil, qui deviendra leur meilleur camarade de jeu, n'est pas un enfant de leur âge : c'est un vieux cheval, peu gracieux, mais qui a su rester fier et se montre, surtout, très coopératif quand les deux jeunes filles, encouragées par une monitrice de l'école d'équitation, se lancent dans un défi inimaginable pour leurs corps bancals : faire de la voltige équestre.
Le choix d'un rythme vif et d'un style sobre, aux phrases courtes, sans fioritures, permet à Uršuľa Kovalyk de rendre aussi bien la laideur des décors (nouvelles constructions pas finies ou vieux bâtiments décrépits), que les questionnements et les émois de Karolina, gamine qui devient femme au fil des pages, ou encore la volonté et la force de ces deux acrobates inattendues. Par cette plume très réaliste, l'auteur sait aussi parfaitement évoquer la puissance de la musique (Pink Floyd, King Crimson...) qui transporte Karolina loin de son quotidien gris, et elle parvient à créer toute une galerie de personnages secondaires et, à travers eux, à nous immerger dans la réalité des dernières années de cette république socialiste. On découvre alors surtout des femmes (la mère, la grand-mère, les tantes de Karolina, ainsi que ses coéquipières de voltige) et les quelques hommes qui apparaissent brièvement ou sont même simplement nommés s'avèrent tous peu fréquentables : pervers, ivrognes, violents, dominateurs, ils semblent n'être là que pour démontrer que la moitié de l'humanité ne vaut pas grand chose. Sujet à méditer... Finalement, seul Arpi, un ado marginal qui initiera Karolina aux groupes de rock impérialistes et à la cigarette, relève un peu le niveau de la gent masculine. Et encore...
Dernier point à signaler, le contraste entre ce réalisme, parfois très cru, et le "pouvoir " de Karolina, capable de sonder les âmes des personnes qu'elle croise. Est-ce un effet de son imagination ? une manifestation de son hypersensibilité ? une forme très particulière d'intelligence émotionnelle? ou encore une petite touche de surnaturel dans un univers trop concret ? L'auteur ne nous en dit rien... et c'est très bien ainsi : elle nous laisse le plaisir d'imaginer l'explication qui nous convient. 
En conclusion, L'Ecuyère est un roman élégamment écrit, et plutôt sombre, même s'il est émaillé de scènes d'amitié ou de tendresse maternelle qui posent, de loin en loin, quelques points de lumière. C'est aussi un roman qui permet une plongée dans une époque et un mode de vie révolus, tout en initiant des réflexion sur l'amitié, le dépassement de soi et la place de la différence. Un roman court, mais qui continue à faire réfléchir une fois la dernière page tournée. 

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02 mai 2019

Félix de Azúa - L'Heure du choix

Félix de Azúa - L'Heure du choix

Choisir une femme plutôt qu'une autre ; un homme plutôt qu'un autre. Choisir la résistance ou l'acceptation résignée. Choisir de suivre les conventions de l'art ou de tout envoyer balader, toile, pinceaux, couleurs, et recréer jusqu'à la définition même de l'art. Choisir son pays ou le quitter. Choisir la voie tracée par les générations précédentes ou l'effacer et recommencer à zéro.
L'heure du choix nous présente une brochette de personnages, au début de la vingtaine, dans le cadre de la Barcelone des années 60. Un lieu et une époque où républicains et nationalistes, vaincus et vainqueurs, nouveaux riches et vieilles familles spoliées, étudiants et soldats, artistes et gosses de riches se croisent, se côtoient, se jaugent, s'affrontent.

Essentiellement centré sur une réflexion sur l'art moderne, ce roman nous donne pourtant aussi à réfléchir sur les choix politiques et leurs motivations (vengeance, haine de l'autre, réparation des affronts subis par les ascendants...) ou encore sur l'absence de choix et l'aptitude de certains à se laisser porter par le vent, sans réflexion, si ce n'est de savoir si l'on mettra du gin ou du rhum dans son coca, ou s'il faut ouvrir ou fermer la capote de la Mercedes. Autre question non négligeable soulevée par l'auteur : pour qui sonne l'heure du choix ? Uniquement pour les jeunes, ceux qui ont encore autant d'illusions que de dynamisme ? Ou cette possibilité serait-elle également offerte à leurs parents? IL semble que l'auteur non donne lui-même la réponse (un peu déprimante) quand on voit le père d'Alberto, enfermé dans le souvenir du grand-père que les franquistes ont fusillé ; la mère d'Alberto, enfermée dans ses habitudes de son ménage, son appartement à tenir et le silence de son mari à supporter ; ou encore la mère de Juan, enfermée dans son luxe, son penchant pour la bouteille et ses fantasmes... Quel choix leur est donné, sinon de continuer à tourner en rond dans ces cages qu'ils ont choisies depuis trop longtemps ?  

Dernier point à souligner, et qui participe grandement à la force de ce livre : le style de Félix de Azúa est d'une réelle beauté. Il n'y a pas d'autre mot. Mélodies des phrases, richesse et précision du vocabulaire, élégance des figures de style, pouvoir d'évocation des images, on peut dire que l'auteur a su donner autant de valeur au texte qu'à l'histoire, aux idées ou au protagonistes. Quatre piliers indispensables pour donner vie à un roman réussi. 

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11 avril 2019

En mai, lis ce qu'il te plait !

Le mois de mai sera un mois de rencontres et de voyages !
Je participe en effet à plusieurs salons ou séance de dédicace. 
L'occasion pour vous de venir découvrir l'un de mes sept romans (ou les sept d'un coup !)
l'occasion pour moi de découvrir de nouvelles lectrices et de nouveaux lecteurs.

Voici donc les lieux et dates qui nous permettront de nous retrouver : 

Samedi 4 mai 2019
Dédicace à U-Culture
Le Pont-de-Beauvoisin (73)

Samedi 11 et dimanche 12 mai 2019
Fête du livre d'Hyères (83)

Vendredi 17 mai 2019
Marché Nocturne (17h-22h)
Bouquinerie La Passerelle
Rive-de-Gier (42)

7 romans - Très grand

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20 mars 2019

With A Little Help From My Friends

Joe Cocker - With A Little Help From My Friends - Woodstock 1969

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17 mars 2019

The Main Squeeze - Have a Cigar (Pink Floyd cover)

The Main Squeeze - Have a Cigar

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13 mars 2019

Véronique Olmi - Bakhita

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Un parcours inhumain, qui fait violemment sortir de l'enfance une fillette insouciante pour la plonger dans la souffrance de l'esclavage, souffrance permanente, sans répit, sans espoir, monstrueuse. 

Une aventure humaine, bâtie de courage et d'amour, pour sortir de ce statut ignoble, placé plus bas que les animaux, plus bas encore que les objets. 
Un personnage magnifique, surhumain, de par sa volonté, de par l'horreur démesurée des sévices endurés, mais aussi de par sa simplicité, son humilité. 
Une figure exemplaire de cette partie de l'humanité à qui on refuse tous les droits les plus élémentaires, le nom, la liberté, la vie.
Une écriture aussi imagée que profonde, qui parvient à donner vie, avec la même intensité et la même précision, aux paysages, soudanais ou italiens, et aux souffrances, à la peur, à la violence, à l'humiliation, à l'ignominie, au courage et à la foi.
Un très grand roman.

 Image illustrative de l’article Joséphine Bakhita

Joséphine Bakhita (source : Wikipédia)

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22 février 2019

Agota Kristof - Le Grand Cahier

Un roman étrange et cruel ; et violent, pervers, obscène, cynique, immoral... mais d'une manière si extrême et avec une plume si précise, si tranchante, si sèche et tellement maîtrisée, que cela en devient presque surréaliste et, je dois l'avouer, assez amusant.
Le décor est une ville sans nom, dans un pays sans nom, pendant une guerre sans nom, avec des occupants et des occupés qui parlent diverses langues qui ne sont pas désignées clairement non plus, et qui n'ont eux aussi que des appellations utilitaires ou descriptives (le libraire, le cordonnier, la servante, la grand-mère, la cousine...) ou moqueuse ("Bec-de-Lièvre", notamment). Bien sûr, on devine, entre les descriptions de convois de déportés qui traversent la ville et en se basant sur l'origine hongroise de l'auteur et sa naissance dans les années 1930, qu'il doit s'agir de la seconde guerre mondiale. Mais rien ne vient jamais le confirmer. Agota Kristof - Le Grand Cahier
Pour autant l'étrangeté ne vient pas seulement de cet univers privé de repères et la violence n'est pas uniquement provoqué par ce conflit armé, avec ses occupants, ses bombardements, ses convois militaires. La source principale d'étrangeté est constituée par les deux personnages centraux : deux garçons, deux enfants (mais sans âge précis), deux jumeaux indissociables. Et tellement indissociables que la narration est faite à la première personne du pluriel. Etonnant et pourtant bien réel. Mais comment un narrateur peut-il dire "nous pensons que..." ? Est-il possible que deux être distincts aient-une pensée commune ? Sont-ils alors vraiment distincts ? Apparemment oui, puisque les autres personnages les considèrent toujours comme étant deux... Grand mystère (et pas des moindres) de ce roman. 
Autres caractéristiques remarquables de ces garçons, ce sont leur intelligence et leur froideur, que l'on retrouve toutes deux dans leur manière de s'instruire : instruction de l'esprit, dans les domaines les plus variés et notamment l'apprentissage accéléré des langues des différentes armées qui passent par là, pour occuper ou libérer le pays, mais aussi dressage du corps, pour se former à endurer douleurs, mépris, faim...
Si froids et intelligents, les jumeaux apparaissent alors non seulement étranges, mais aussi totalement hors normes et presque terrifiants. A tel point qu'ils parviennent peu à peu à dominer et diriger qui ils veulent, sans que rien ne les fassent plier. Et il mènent ainsi leur barque, au milieu d'autres personnages qui ne sont pas en reste question brutalité, perversité ou égoïsme. Une barque qui avance allègrement, nous emportant avec elle jusqu'au point final... en nous donnant l'envie de continuer à la suivre dans les deux romans qui forment la suite de celui-ci. 

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20 février 2019

Catherine Bardon - Les Déracinés

Roman historique, roman d'aventures et roman d'amour : ce livre de Catherine Bardon est tout cela à la fois. Mais ces trois appellations, même associées, disent bien peu de la force qu'il porte en lui.

Catherine Bardon - Les Déracinés

Car s'il est question d'Histoire, c'est d'une période des plus sombres de l'Humanité dont il s'agit. Le décor initial est l'Autriche des années 1930 : montée du nazisme, début des persécutions contre les Juifs, humiliations, exclusions, privations, spoliations, destructions, meurtres gratuits, arrestations, déportations... et, pour les rares "chanceux" qui ont pu trouver à cet enfer une porte de sortie, l'exil. 
Ce fut le cas, notamment, des quelques milliers de Juifs allemands et autrichiens qui purent "bénéficier" de la "générosité" de Rafael Trujillo, dictateur psychopathe et sanguinaire, désireux surtout de "blanchir" la population du pays qu'il tenait sous sa coupe, la République Dominicaine. Il avait fait massacrer quelques années plus tôt 35000 Haïtiens (travailleurs agricoles (comprendre "esclaves") bien utiles, mais trop noirs à son goût) ; faire venir une poignée d'européens à la peau pale était une méthode un peu moins radicale (mais sans doute plus acceptable pour ses amis américains) de parvenir à faire évoluer la pigmentation des Dominicains. (Il est d'ailleurs à noter que Trujillo, métis lui-même, se tartinait du fond de teint blanc pour effacer ses origines... Mais pour en savoir plus, lisez l'excellent livre de Mario Vargas Llosa, La Fête au Bouc, que j'avais adoré également).
Ensuite, décrire Les Déracinés comme un roman d'aventure est assez juste, mais il ne faut pas y voir que l'enthousiasme de la conquête, la fierté de faire sortir de terre logements et plantations, le bonheur de la vie au grand air sous le soleil permanent (mis à part quelques ouragans). Oui, les "Déracinés" arrivés à Sosúa, sur la côte nord d'Hispaniola au début des années 40 ont connu tout cela. Mais ce fut après avoir vécu des années d'inquiétude puis de terreur sur leur terre natale, suivies de très longs mois d'errance, de camps de réfugiés en trains bondés, de passages de frontières angoissants en traversée maritime interminables.
Enfin, dernière composante de ce roman : l'histoire d'amour. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont passionnés. Voilà comment ça commence souvent et voilà comment ça commence dans Les Déracinés. Mais en plus d'être beaux, jeunes et passionnés, Almah et Wilhelm sont juifs en Autriche dans la seconde moitié des années 30. Et ils vont traverser ces pages sombres, avancer en âge, partager épreuves et joies ; et donner à l'amour des significations autrement plus puissantes que celles qui nous montent à la tête lorsqu'on est
beaux, jeunes et passionnés

Attiré par le thème central de ce roman (dont je n'avais jamais entendu parlé mais qui me fut si bien présenté par l'auteur elle-même lors d'un salon du livre où nous nous étions rencontrés), j'ai été rapidement séduit par l'écriture, élégante, évocatrice, parsemée de comparaisons judicieuses et originales et régulièrement teintée d'humour (comme pour disséminer fugacement un peu de lumière au milieu des ombres). En somme, une plume très éloigné des platitudes stéréotypées si fréquentes dans les romans actuels.
Par ailleurs, Catherine Bardon nous expose ce pan d'Histoire de manière vivante (et donc émouvante, voire éprouvante par moment), avec un vrai talent de conteuse. Pas de didactisme, ni pour le côté historique, ni pour le côté géographique : des faits, des lieux, très bien décrits et mis en scène au fil des évènements que vivent ses personnages. Des personnages auxquels, je dois bien l'avouer, je me suis fortement attaché. En partageant les épreuves, les doutes, les questions, les angoisses, les sursauts de courage et les accès de faiblesse d'Almah et Wilhelm, de leurs proches, de leurs amis, on les sent devenir nos soeurs, nos frères. Grâce à cette immersion que nous offre Catherine Bardon, on devient un Juif de Sosúa dans les années 40, archétype de ces "déracinés" de toute couleur, religion, origine, que le monde a porté, porte et portera (c'est à craindre) encore longtemps.

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21 novembre 2018

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, 25 novembre

Le 25 novembre est la date retenue par les Nations unies comme Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Cette année, je suis heureux de pouvoir apporter une petite pierre à cette démarche de sensibilisation et de lutte.

Se retenir aux brindilles - Première couverture

Cette petit pierre, cela fait maintenant plusieurs années qu'elle existe, puisqu'il s'agit de deux pages de mon roman Se Retenir aux brindilles

Les thèmes principaux de cette histoire sont la peur et la violence conjugale. Pour cette raison, j'ai jugé qu'il pourrait être pertinent de donner vie à ces quelques mots. Une façon de prolonger ce que représente ce roman : un hommage aux femmes victimes de violences de la part de leur conjoint. 

Grâce à Lise Paco, du site Litt'Orale, qui oeuvre pour l'enregistrement et la diffusion de textes littéraires, ce projet vient de se concrétiser. Et c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai entendu mes mots prendre vie au travers de la voix si poignante de Lise. Je lui suis vraiment reconnaissant pour cette lecture si touchante de cet extrait.

Je vous invite à l'écouter à votre tour en cliquant ici ou sur le logo ci-dessous.

Litt'Orale

Je profite de ce message pour signaler l'action entreprise actuellement, pour la quatorzième année consécutive, par l'association lyonnaise Filactions : le festival Brisons le Silence. Tous le programme est accessible en cliquant sur le lien précédent.

Filactions


Par ailleurs, je relaie l'information qui m'a été transmise par cette même association, concernant l'existence d'un Guide de la sécurité sur Internet pour les femmes. Un outil précieux pour se protéger contre une autre forme de violence, virtuelle mais néanmoins préjudiciable à celles qui en sont la cible.

UN Women Website - Interactive Facts on Violence Against WomenSource de l'image : UN Women Website - Interactive Facts on Violence Against Women

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22 octobre 2018

Prochaines rencontres avec les lecteurs

Voici les prochaines manifestations
au cours desquelles je présenterai mes romans : 

Samedi 3 novembre
(10h30-18h30) :
dédicace à l'Espace Culturel Leclerc
6, rue du Soldat Bellon, 83400 Hyères

Samedi 17 et dimanche 18 novembre :
Salon Fantasy en Beaujolais
01140 St Didier/Chalaronne

Samedi 15 décembre :
5è Salon Des Livres en Beaujolais
69400 Arnas

7 Romans S Fritsch

 

 

 

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16 octobre 2018

Rencontre à la Médiathèque de St-Martin en Haut

Affiche Médiathèque St-Martin en Haut - 20 10 2018

 

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14 octobre 2018

Entretien/dédicace à La Passerelle

Vendredi 19 octobre, de 17h30 à 19h, la Bouquinerie La Passerelle organise une rencontre avec les lecteurs. 
Animée par Nelly Razik, elle sera l'occasion d'échanger autour des livres, de la lecture, du travail d'écriture...
Le lieu : Bouquinerie La Passerelle 45 rue Jean Jaurès, 42800 Rive-de-Gier
Venez nombreux !

Bouquinerie La Passerelle Logo

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30 juin 2018

Première leçon / Prima lezione

oggi = aujourd'hui

Exemple : oggi, pubblicazione del Sesto delitto
Esempio : aujourd'hui : parution de "Il sesto delitto"

francia-e-italia

 Il sesto delitto est la traduction italienne
du roman Le Sixième Crime,
réalisée par Rita Gaviraghi.

Commandez votre exemplaire papier
ou télécharger votre e-book
en cliquant sur les liens. 
Et bonne lecture !

Il sesto delitto - prima copertina

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15 juin 2018

Il sesto delitto

Il sesto delitto, c'est la traduction en italien de mon tout premier roman policier, Le Sixième crime
Quelle belle aventure, pour un roman, de vivre sa première traduction !
Cette version sera disponible à partir du 30 juin en format poche. 
Pour en savoir plus ou précommander votre exemplaire, suivez ce lien

Découvrez ci-dessous la couverture et le texte de présentation. 

Il sesto delitto - prima copertina

Lex, il più dotato degli scrittori francofoni, vive da più di quarant'anni in una località persa tra le colline provenzali. Senz’altra compagnia che un pianoforte da concerto, mantiene il più rigoroso segreto su tutti i dettagli della sua vita, compresa la sua identità. Gli importa solo scrivere.

Ma quando la letteratura si trasforma in realtà e cinque romanzi gialli diventano cinque veri delitti, il grande artista può continuare a trincerarsi dietro il suo silenzio? Anche se è la polizia che viene a chiedergli aiuto? Anche se potrebbe essere lui la vittima del sesto delitto?

E chi ha scritto il sesto giallo? Chi lo metterà in scena?

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13 juin 2018

Vivianne Perret : Le Kaiser et le roi des menottes (Houdini, tome 2)

Déjà emballé par la première enquête de Harry Houdini à San Francisco (voir Métamorphosis), j'ai encore plus apprécié ce second épisode de ses aventures. Nous voici maintenant transportés dans l'Allemagne de 1900. Berlin comme si on y était, avec ses belles avenues sillonnées de tramways modernes et bordées de constructions cossues à peine sorties de terre ; mais aussi ses quartiers industrieux plus anciens, ses cours sombres, ses cafés chics et ses bouis-bouis populaires et tant d'autres détails si bien rendus par la plume précise de Vivianne Perret. On visite également le chateau de la famille Krupp à Essen, puisque c'est là que tout commence : Houdini y est invité à montrer ses talents devant l'empereur Guillaume II, ami de Friedrich Krupp et habitué de la résidence du riche industriel ; mais la découverte du cadavre d'une jeune femme dans le coffre-fort ultra-sécurisé du maître des lieux impose quelques modifications dans l'emploi du temps du jeune magicien. Spécialiste de l'escapologie, qui lui permet de venir à bout de tout type de menottes, cadenas, serrures... et coffres-forts, il est missionné pour participer à l'enquête. Le voilà donc embrigadé par le Kriminalcommissar Leopold von Meerscheidt-Hüllessem pour tenter de percer le mystère. Ce qui nous lance, à première vue, dans une enquête criminelle des plus classiques. Ce qui n'est, en réalité, pas du tout le cas. 
Vivianne Perret - Houdini tome 2 - Le Kaiser et le roi des menottesRebondissements, fausses pistes, révélations parcellaires, habilement disséminées par l'auteur tout au long de son récit : nous voilà baladés par Vivianne Perret, qui semble prendre un grand plaisir à surprendre ses lecteurs - plaisir que ces derniers ne peuvent que partager. Je ne dirai évidemment rien de l'intrigue et de son dénouement, mais elle est vraiment retorse... et d'autant plus plaisante. 
Mais ce roman n'est pas qu'un policier : roman historique, il nous invite à revivre l'existence des allemands (et une poignée d'américains en goguette) de la fin du XIXè siècle, non seulement dans les détails du quotidien, mais aussi dans leur manière de penser, dans les conventions imposées à chaque "caste", sans parler de tous les interdits et a priori qui régentaient la manière d'être de certains groupes de personnes (je réalise à quel point cette dernière phrase est incompréhensible... mais je ne peux pas en dire plus pour ne pas dévoiler une part de la solution de l'énigme). 
Troisième point fort du roman, ce sont les profils psychologiques des personnages : Houdini et sa jeune épouse Bess ont chacun des caractères bien définis et la relation développée par l'auteur entre ses deux protagonistes ne se limite pas à l'idylle qui les unit depuis leur rencontre : aussi astucieux l'un que l'autre, ils donnent aussi des exemples de respect, de tolérance, de progressisme qui, même s'ils ont été ajoutés par l'auteur (ce n'est qu'une supposition), n'en constituent pas moins des éléments complémentaires qui enrichissent utilement ces deux portraits. Cela étant, les personnages secondaires ne sont pas en reste : Jim, jeune voyou tiré des rues de San Francisco par le couple et promu au rôle d'assistant du magicien, prend aussi de l'épaisseur dans ce second tome : malin, courageux... et idiot comme peut l'être un adolescent sous l'effet d'un coup de foudre, il devient, lui aussi, une figure que l'on aura plaisir à retrouver dans les romans suivants de la série. Totalement à l'opposé, le triste Kriminalcommissar von Hüllessem, comparé par Bess à un fantôme, bénéficie d'un traitement tout aussi fin. L'auteur dévoile ainsi peu à peu cette personnalité complexe et nous porte finalement à aimer ce flic rigide et méfiant, homme de devoir, prisonnier des règles et des interdits imposés par sa fonction et la caste à laquelle il appartient et qui se révèle pourtant vraiment sensible. Une fois encore, je n'en dis pas plus, mais il s'agit là d'un très beau personnage. 
En conclusion, après une si belle lecture, je crois qu'il ne me reste qu'une seule chose à faire : continuer à suivre Houdini et Bess ! Prochaine étape : Budapest. 

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