Sébastien Fritsch, Ecrivain

18 avril 2018

Dédicace à la Fnac Belleville - 28 avril

Samedi 28 avril, fnac_belleville_sur_saone-Image carrée
la Fnac de Belleville-sur-Saône
m'accueille de 10h à 18 h
pour une séance de dédicace.

Vous pourrez y découvrir
mon dernier roman,
L'Expérience Cendrillon.

Belleville-sur-Saône se trouve
entre Villefranche et Mâcon,
à 35 minutes au nord de Lyon,
au coeur du Beaujolais. 
Pour vous y rendre,
suivez le plan ci-dessous





Cette rencontre est l'une des premières dates
d'une longue série qui durera jusqu'en novembre.
Pour connaitre la liste complète des autres rendez-vous,
consultez l'agenda des Editions Fin mars début avril.
Vous pouvez aussi vous inscrire à l'évènement Facebook correspondant,
de manière à recevoir des informations concernant cette dédicace. 

Posté par SebastienFritsch à 10:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


11 avril 2018

Rencontre avec les lecteurs - Librairie Colibris - 27/04/18

Le vendredi 27 avril prochain, la Librairie CoLibris de Meyzieu, m'accueillera pour une soirée autour du polar.
Animée par Nelly Razik, lectrice passionnée et blogueuse dynamique, cette rencontre permettra d'échanger avec les lecteurs.
Bien sûr, nous parlerons de l'Expérience Cendrillon, mon tout dernier roman, mais nous élargirons la discussion à mes autres romans et à la littérature en général. Et puis nous boirons un coup, quand même ! 

L'adresse du lieu : Librairie CoLibris 9 rue Antoine Vacher 69330 Meyzieu (04.72.02.45.31)
Et pour plus d'informations, inscrivez-vous sur l'évènement Facebook.

Au plaisir de vous y voir nombreux. 

Bannière FB - Rencontre Colibris 27 04 18 - V3

Les autres dates de rencontres, de dédicaces et de salons du livre, sont répertoriées sur la page "Agenda" du site des Editions Fin mars début avril

Posté par SebastienFritsch à 17:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 avril 2018

Si c'est un homme - Primo Levi

Si c'est un homme - Primo Levi

Après avoir refermé ce livre, comment en parler ? Ajouter un mot à la suite de ceux de Primo Levi serait inutile. Je me contenterai donc de dire que cette lecture est indispensable, voire obligatoire. Même si elle permet seulement d'approcher ce que fut l'horreur de la Shoah, à la fois meurtre de masse et déshumanisation complète et organisée. Je dis bien "approcher", et pas "comprendre". On ne peut comprendre ce qu'ont enduré les victimes (comprendre dans le sens de "mesurer", puisqu'on ne peut ressentir cette accumulation de souffrances, d'humiliation et de désespoir qui s'est abattue sur eux) ; mais on ne peut pas non plus comprendre comment les bourreaux ont pu adopter de tels comportements à l'encontre d'autres êtres humains. 

D'ailleurs, dans l'appendice ajouté par Primo Levi 30 ans après le texte initial de Si c'est un homme, l'auteur aborde ce thème de la "compréhension" : "Peut-être que ce qui s'est passé ne peut pas être compris, et même ne doit pas être compris, dans la mesure ou comprendre, c'est presque justifier. En effet, "comprendre" la décision ou la conduite de quelqu'un, cela veut dire (et c'est aussi le sens étymologique du mot) les mettre en soi, mettre en soi celui qui en est responsable, se mettre à sa place, s'identifier à lui. Eh bien, aucun homme normal ne pourra jamais s'identifier à Hitler, à Himmler, à Goebbels, à Eichmann, à tant d'autres encore. Cela nous déroute et nous réconforte en même temps, parce qu'il est peut-être souhaitable que ce qu'ils ont dit - et aussi, hélas, ce qu'ils ont fait - ne nous soit plus compréhensible.".

Je n'en dirai donc pas plus à propos de ce livre (à part "lisez-le et invitez vos proches à le lire !"). Je parlerai plutôt de son auteur et de l'admiration qu'il suscite, à la fois parce qu'il se pose, page après page, uniquement en témoin et jamais en juge, et aussi parce que, tout au long de son internement et à chaque instant de son calvaire, il insiste sur sa volonté de toujours regarder chacun des autres prisonniers comme un homme. Ce regard, c'était la seule arme qui lui restait, malgré la faim, la maladie, les coups, les insultes, le rabaissement continuel, pour lutter contre la déshumanisation voulue par les nazis.

Posté par SebastienFritsch à 17:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

30 mars 2018

Fin mars début avril : le moment des cadeaux !

Nous y voilà ! Fin mars début avril, c'est maintenant !
Alors fêtons ça et recevez des cadeaux !

Quels cadeaux ? Eh bien rien de moins que tous les romans parus aux Editions Fin mars début avril en téléchargement gratuit
Cependant, comme pour les oeufs, les lapins, les cloches et les émeux en chocolat, pour lesquels vous prenez plaisir à cavaler d'un bout à l'autre du jardin (en pyjama et sous la pluie), ça ne va pas vous tomber tout cuit dans la mimine : pour que ce soit un peu plus ludique (ou tordu, ça dépend comment on se place), les différents titres vous seront offerts successivement selon le calendrier suivant : 

Eh ! Mais ça veut dire des cadeaux pendant plus d'un mois ? Encore mieux que les les oeufs et tout le reste.
Sans parler des autres surprises qui arriveront au cours de ce même mois et dont certaines apparaissent déjà dans cette liste
Profitez-en bien et bonne lecture !

Promotion Kindle Avril 2018

 

Posté par SebastienFritsch à 17:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 mars 2018

Salon du livre de St-Marcel-lès-Annonay

Dimanche 25 mars, je participe au Salon du livre de St-Marcel-lès-Annonay (07), organisé en partenariat avec la librairie Le Coin des Livres, à Davézieux
Toutes les infos sont sur l'affiche ci-dessous. 

Salon du livre de St-Marcel 2018

Posté par SebastienFritsch à 13:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


14 mars 2018

Rencontres autour du livre 2018 à Beauchastel

Dimanche 18 mars, 
de 10h à 18h,

se tiendront
les 14èmes
Rencontres autour du livre 
de Beauchastel,
en Ardèche (au sud de Valence).

Rencontres autour du livre - Salon du Livre de Beauchastel 3

J'y présenterai mes romans et, notamment,
le tout dernier,
L'Expérience Cendrillon.

L'Expérience Cendrillon - Couv avec Prix Virtuel du Polar - V3

Adresse du salon :
Salle de l'Ile Blaud
07800 Beauchastel

Programme complet

Autres dédicaces programmées
(librairies, salons du livre...)

Posté par SebastienFritsch à 12:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

11 mars 2018

Profil Mag Oullins / Mars 2018

Chaque mois, ProfilMag, le magazine municipal d'Oullins, aux environs de Lyon, propose de découvrir un habitant de la commune. Et ce mois-ci, c'est mon tour. 
L'intégralité de l'article peut-être lu en suivant ce lien.
Et si vous voulez connaître toute l'actualité de cette ville du sud-ouest lyonnais, cliquez ici

Profilmag Mars 18 Page 18




Posté par SebastienFritsch à 10:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 mars 2018

Prochains rendez-vous

Voici les prochaines dates de dédicaces qui vous permettront de découvrir mon septième roman, 
L'Expérience Cendrillon

L'Expérience Cendrillon - Couv avec Prix Virtuel du Polar - V3 

MARS 2018
Dimanche 18, de 10h à 18h
Salon du livre de Beauchastel (07)
----------------------------------
Dimanche 25, de 10h-12h et 14h-18h
Salon du livre de St-Marcel-lès-Annonay (07)
----------------------------------

AVRIL 2018
Vendredi 27, à partir de 19h
rencontre avec les lecteurs
Librairie Colibris 
9 rue Antoine Vacher,
69330 Meyzieu
----------------------------------
Samedi 28, de 10h à 18h
dédicace à la Fnac Belleville 
1 avenue de Verdun
69220 Belleville-sur-Saône
----------------------------------
MAI 2018
Samedi 19, de 9h à 12h15
dédicace à la Librairie La Boîte à Parenthèses
9 Grande Rue
69850 Saint-Martin-en-Haut
----------------------------------
JUIN 2018
Samedi 2, de 10h à 12h30 et de 14h30 à 18h
dédicace à la Librairie Papeterie Lavigne
25 rue Tupinerie
42600 Montbrison

D'autres dates suivront...

calendar-2763496_1920

Posté par SebastienFritsch à 20:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 février 2018

Le Quatrième Mur - Sorj Chalandon

 Le Quatrième Mur - Sorj Chalandon

Le théâtre et la guerre. Monter une pièce de théâtre dans un pays en guerre. Mettre en scène une tragédie dans un pays qui est une tragédie en lui-même : le Liban des années 80. Donner à dire les mots « frère » ou « sœur » à des hommes et des femmes qui vivent sous la menace les uns des autres chaque jour, parce qu’ils ont oublié que chrétiens, druzes, palestiniens… ne sont que frères et sœurs humains. Donner à jouer ces liens de famille, et la loi, et l’honneur, et la vengeance, et la mort, mis en mots par Jean Anouilh, aux habitants de ce pays qui s’écroule depuis des années sous le poids de l’honneur, de la vengeance et de la mort. Faire mourir Antigone dans les ruines de Beyrouth.

Sorj Chalandon a parlé d’autres fratricides, celui qui a meurtri l’Irlande, ceux qui ont marqué la France. Ici, il confronte des communautés plus nombreuses, mais animées des mêmes motivations : « Je suis ce que tu n’es pas et je dois t’éliminer de ma terre. »

Et derrière « Je suis », il y a tout ce qu’on peut vouloir mettre et qui en fait n’est qu’une appartenance, une étiquette, le hasard d’une histoire, d’une concordance de destins, tracés par les générations qui nous ont précédés. Et c’est ainsi que l’on annonce : je suis maronite, je suis druze, je suis sunnite, chiite, catholique… Et on oublie : je suis jeune, je suis volontaire, je suis pauvre, je suis affamé, je suis amoureux… Des qualificatifs qui ne sont pas des étiquettes, qui sont des réalités communes à toutes ces communautés. Sans parler de ces autres façons que l’on peut avoir de se désigner et qui nous situe par rapport à ceux pour qui l’on compte : « Je suis père de famille », « Je suis maîtresse d’école dans le camp de réfugiés de Sabra ».

Pour faire jouer ensemble ces hommes et ces femmes aux origines si diverses, ennemis de toujours, acteurs d’une même pièce, écrite dans une langue qui n’est pas la leur mais qu’ils connaissent tous, le français de l’œuvre originale d’Anouilh, Sorj Chalandon a choisi un représentant d’une autre communauté, d’une communauté bien plus ancienne que toutes les autres, apparue des milliers d’années avant : un juif. Un juif grec, Simon Akounis, exilé en France du fait d’une autre violence : la dictature imposée par les Colonels dans son propre pays. Un juif issu d’une famille victime d’une autre violence, celle des nazis qui ont exterminé sa famille à Birkenau.

Toutes ces violences, tous ces crimes, basés uniquement sur des étiquettes, sur des appartenances, sur des jugements portés par les uns sur les autres, peuvent-ils prendre fin, le temps d’une parenthèse artistique ? Peut-on oublier ce que l’on pense de l’autre, le temps de voir que l’on parle la même langue, que l’on vit les mêmes émotions, que l’on touche le même public ? Qui aura le dernier mot ? Le théâtre ou la guerre ?

Je vous laisse le découvrir, en vous immergeant dans ce roman magnifiquement écrit, à la fois poétique et concret, d’un réalisme bouleversant, parfois jusqu’à l’insoutenable, et d’une grande humanité, même si l’inhumanité du destin de certains protagonistes peut donner l’envie d’abandonner tout espoir.  

Posté par SebastienFritsch à 10:26 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

19 février 2018

Pars, le vent se lève - Han Kang

Ayant réalisé il y a peu que ma bibliothèque ne comportait pas beaucoup d'auteurs asiatiques, j'ai sauté sur l'occasion quand Babelio a proposé ce titre dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je n'avais jamais lu d'auteur coréen.
Pars le vent se lève - Han KangMais ce roman est-il un roman coréen? Bien sûr, il se déroule à Séoul, son auteur y est née, la dictature qui a pesé sur le pays jusque dans les années 80 est brièvement évoquée et, évidemment, les noms des lieux, des personnages sont coréens (et demandent un petit moment d'acclimatation pour se faire à leur sonorité et parvenir à les mémoriser). Pour autant, Han Kang ne se tient pas dans les frontières de son pays : son roman est universel. La peinture, l'apprentissage, les attractions interdites, l'amitié, son dévoiement vers un attachement obsessif, maladif, le mal de vivre qui enserrent dans ses griffes des personnages perdus, ces thèmes ont le même impact sous toutes les latitudes. Mais Han Kang va encore plus loin : elle nous emporte au-delà des limites de notre petite planète. Neurasthénique, solitaire, sa narratrice, prénommée Jeong-hee, ressasse en effet régulièrement (entre autres idées déstabilisantes) des notions d'astrophysique dont elle tire surtout une conclusion : nous humains, ne sommes vraiment rien, comparés à l'immensité de l'espace qui nous entoure ; nos vies, nos souffrances écrasantes, nos passions si puissantes ne sont que des fétus de paille dans le flux du temps qui s'écoule depuis le Big Bang et qui continuera à s'écouler sans nous jusqu'à un évènement final dont nous ne connaissons encore ni la nature ni la date de survenue.
De ces connaissances scientifiques, qui l'ont marquée dès l'adolescence, elle retire aussi d'autres enseignements, notamment au sujet de l'influence des corps sur leur voisinage (démontré au niveau des corps massifs, comme les étoiles, qui déforment l'espace-temps à proximité, mais que Jeong-hee imagine potentiellement extrapolable aux corps humains... rejoignant la notion d'aura... et impliquant une interaction possible entre deux individus proches). 
Ces idées m'ont parlé, évidemment, puisque je me pose fréquemment des questions assez proches, de par mes deux métiers : enseignant les sciences, j'ai approfondi ces thèmes et me suis questionné à leur sujet ; romancier, j'ai pris l'habitude de considérer l'impact sur la nature humaine de toute connaissance. Alors, oui, Jeong-hee, avec ses idées qui peuvent sembler loufoques, m'a parlé. Mais elle peut "parler" à bien d'autres lecteurs, je pense, puisqu'elle porte en elle tant d'autres idées, noires, violentes, affectueuses, désenchantées, résolues ou désespérées. Un agglomérat de contradictions qui, là encore, rend ce personnage universel. 

Une autre particularité de ce roman (et qui peut paraître déroutante, mais augmente surtout son originalité) est sa structure. Il apparait pourtant bien vite que, aussi étrange puisse-t-elle être, cette structure n'est en réalité qu'une représentation du désordre qui règne dans la tête (et dans la vie) de Jeong-hee. Solitaire, du fait que les personnages de sa jeunesse sont morts ou ont fui, elle est en effet lancée dans une sorte d'enquête pour reconstituer les derniers jours de son amie d'enfance, In-ju et, par dessus tout, comprendre son tout dernier jour : s'est-elle suicidée, comme le prétend un biographe de cette artiste-peintre ; ou sa mort était-elle un accident ? 
Cette recherche de la vérité (ou de la confirmation de "sa" vérité) va balloter Jeong-hee entre divers protagonistes, divers lieux, des lieux inconnus ou des lieux qui lui ont été familiers mais que le passage du temps a rendu méconnaissables. Et c'est ainsi que ses pérégrinations et ses réflexions se succèdent dans un désordre apparent (qui la fait pourtant progresser... et les lecteurs avec elle). Ce désordre, l'auteur de Pars, le vent se lève le rend de la manière la plus parfaite, justement, par la structure qu'elle a choisi :  le déroulement est linéaire (la vie de Jeong-hee avance, jour après jour), mais tout ce qui occupe ces journées surgit dans un véritable tourbillon : les époques qui se rappelent à sa mémoire, les fragments assemblés par l'auteur (cinq lignes par là, quatre pages par-ci...), mais, surtout, les formes de narration. S'enchaînent ainsi scènes d'action, scènes de prostration, trajets, recherches, confrontations, conversations, mais aussi les ruminations de Jeong-hee, ses moments de désespoir, ses malaises, ses délires, le tout s'entremêlant à des souvenirs, des rêves et se confrontant par moments à des points de vues externes, dressés comme des obstacles sur son parcours : des lettres, des demi-conversations téléphoniques (l'auteur ne nous retranscrit que les paroles de l'un des deux interlocuteurs) et, revenant régulièrement, l'exposé froid de ces fameuses notions d'astrophysique. Pourtant, comme je l'ai dit, nous avançons, nous emmagasinons les informations, nous approchons de ce qui pourrait être la vérité. Ou la désillusion. Et Han Kang sait disséminer des repères, des étapes-clés, des révélations, dans ce parcours du combattant dans lequel elle nous entraîne. Elle entretient ainsi habilement un suspense dans un roman qui, sans être un polar, est un vrai roman à énigme.

Enfin, un autre point fort de ce texte est la poésie de son écriture. Une poésie au service de la solitude, de la nostalgie, de la tendresse parfois, mais aussi du désespoir, de la folie ou encore de la violence : violence des coups, des lames de couteau, des accidents ou violence plus insidieuse des trahisons et des mensonges. La plume d'Han Kang sait donner corps à ces abstractions ; comme elle sait donner vie au silence, au vent, au froid, aux regrets. Et avec cette poésie, elle parvient à contrebalancer la dureté de ses décors et la froide objectivité des scènes dans lesquelles elle jette ses personnages. Cette écriture augmente encore la valeur de ce roman, riche, complexe, troublé et définitivement marquant. 

Posté par SebastienFritsch à 09:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

11 février 2018

Interview sur RCF-Lyon

Vendredi 9 et samedi 10 février, une interview pour parler de L'Expérience Cendrillon a été diffusée sur RCF Lyon, dans l'émission "Des Livres et Vous", animée par Lætitia de Traversay.
Pour la réécouter, lancez le player ci-dessous. 

Bonne écoute.

RCF Lyon - Logo

Posté par SebastienFritsch à 09:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

02 février 2018

Prix Virtuel du Polar 2017 : L'Expérience Cendrillon

Le site Rayon Polar
vient d'attribuer

le Prix Virtuel du Polar
à L'Expérience Cendrllon !

Ce sont les lecteurs et les lectrices adeptes de romans noirs,
de thrillers et de polars qui ont élu mon septième roman
parmi leurs lectures de l'année passée.
Une belle étape dans la vie d'un roman !

Je remercie chaleureusement celles et ceux qui ont voté pour ce titre.

Prix Virtuel du Polar 2017

L'Expérience Cendrillon - 1ère de couv

Posté par SebastienFritsch à 08:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

11 janvier 2018

XVIII, 18, dix-huit...

... écrivez-le comme vous voulez, mais écrivez-le bien. Belle année 18

Posté par SebastienFritsch à 08:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 janvier 2018

Alessandro Barrico – Mr Gwyn

Alessandro Barrico – Mr Gwyn

Un beau roman, doux, lumineux, positif. L’auteur porte un regard attentif (et tendre) sur ses personnages. Il les dépeint en associant de multiples touches, concernant leur physique, leurs habitudes, leurs goûts, leur environnement. Mais pas de longues descriptions : tout cela est distillé au fil des pages, au fur et à mesure d’une intrigue dont le point de départ est une idée un peu saugrenue pour un écrivain : Mr Gwyn, lassé de la célébrité que lui ont apportée ses romans, décide subitement de cesser d’écrire. Mais que va-t-il pouvoir faire ? Il réfléchit, observe… et finit par trouver une idée. Toute l’intrigue se déploie d’abord autour de ces questionnements du personnage central (et des réactions que sa décision ne manque pas de provoquer), puis continue  d’avancer lentement, au gré des préparatifs de Mr Gwyn pour mettre en place cette fameuse idée qui lui permettra de prendre un nouveau départ. Alessandro Barrico sait donner corps à ses protagonistes et aux péripéties qu’il leur invente, permettant à ses lecteurs de se glisser très facilement dans son univers. Sa plume est en effet très vivante, détaillée, mais sans excès et, surtout, très réaliste, tout en étant capable de tisser peu à peu une sorte de fable, parsemée de détails un peu loufoques. Pourtant, en lisant avec attention, et en suivant les personnages avec la même affection que celle que l’auteur a très certainement ressentie au moment de les créer, on peut voir bien autre chose dans les lubies de Mr Gwyn : peu à peu, au fil des aménagements du local dans lequel il va s’adonner à sa nouvelle « activité », sont mis en avant des éléments de nos vies que l’on a bien souvent tendance à négliger. Avec tous ces détails, Barrico met en évidence l’essentiel. Les recherches de Mr Gwyn pour disposer des meilleures conditions de « travail », tant pour la lumière, que pour les couleurs, le son, les textures des objets et du mobilier… cela nous invite à nous interroger : sommes-nous aussi attentifs au cadre dans lequel nous vivons ? Faisons-nous l’effort de nous placer dans l’environnement le plus adapté pour accomplir les tâches qui nous incombent ? Et prenons-nous le temps d’observer notre décor, d’en capter les forces, d’en saisir les inspirations ? Et ces inspirations, leur laissons-nous suffisamment de place ? Ne les noyons-nous pas sous un encombrement, une accumulation d’objets, de sollicitations, de rencontres inutiles et d’activités annexes ?

Bien sûr, Mr Gwyn est un écrivain. Et Barrico aussi. Et moi aussi. Et c’est sans doute pour cela que j’ai été très sensible à ce roman ; et que j’ai aussi relevé cette question qui sous-tend toute l’attitude du « héros » du début à la fin, et qui pourrait se formuler ainsi : « Pour un écrivain, qu’est-ce qui compte le plus : écrire ou avoir du succès ? le plaisir de jouer avec les mots, avec les images, avec les significations des uns et des autres, ou le plaisir d’être reconnu dans la rue ? »
Pour autant, ce roman n’est pas destiné qu’aux écrivains : il est évident qu’il peut « parler » à tout le monde. Car tout ce que l’on fait, que ce soit artistique ou plus « concret », peut nécessiter de se poser les mêmes questions : quand nous agissons, pensons-nous surtout à bien faire ou à plaire ? Et prenons-nous le temps de nous placer dans les bonnes conditions, et de chasser l’inutile, pour trouver le sens exact de nos actes et l’essence de ceux qui les accomplissent : nous. Nous, qui sommes des « détails » parmi d’autres, si l’on considère les outils et les locaux qui sont tout aussi nécessaires à l’accomplissement de nos tâches… mais nous à qui nous n’octroyons qu’une parcelle de l’attention dont nous aurions besoin. Alors, comme Mr Gwyn, débarrassons-nous du superflu, prenons le temps de nous poser, de nous observer, seuls, silencieux, nus, et de voir ce qui fait de nous, de nos vies, de nos êtres, une belle histoire, digne d’un roman.

Posté par SebastienFritsch à 14:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

29 décembre 2017

Le Progrès de Lyon - 24 décembre 2017

Le Progrès - 20171224 - Pleine page

Quel beau cadeau ! Dans son édition du 24 décembre, Le Progrès de Lyon me consacre une pleine page. Interview, bibliographie complète et présentation de mon dernier roman, L'Expérience Cendrillon : tout y est !
Je vous laisse lire... avant d'aller découvrir par vous-mêmes ce que cache ce "thriller à toute vitesse !" 

Et pour que la lecture soit un peu plus facile, je reproduit ci-dessous la partie "interview". 

Le Progrès - 20171224 - Interview

Posté par SebastienFritsch à 09:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

27 décembre 2017

Valérie Tong Cuong - Providence

Valérie Tong Cuong - Providence

Qu’on appelle ça la chance, le destin, le hasard, la main de Dieu ou n’importe quel autre nom, il nous est sans doute tous arrivé une fois de nous réaliser qu’un détail, apparemment anodin, avait eu un impact inattendu sur notre vie. En perturbant le déroulement d’une de nos journées, en nous faisant prendre du retard, en modifiant un trajet, ce détail nous avait conduit à un endroit ou vers une personne qui allait, par la suite, offrir une direction totalement différente à notre existence.
Il s’écrit beaucoup de livres dans lesquels une succession de mauvais choix ou un enchaînement de difficultés vont conduire au drame. Et plus les malheurs s’accumulent, plus les larmes coulent dans les chaumières, plus le bouquin est réussi. Plus l’ombre est épaisse, plus le succès est éclatant. Dans ce roman, Valérie Tong Cuong nous emporte à l’opposé : vers la lumière. Elle entremêle les histoires, croisent les parcours, de manière très subtile au départ (deux passagers successifs du même taxi, deux clients attirés par le même macaron – le dernier ! – dans la même boutique, deux usagers du métro, dont l’un est pressé d’arriver et l’autre est pressé d’en finir…). L’auteur bâti ainsi une trame multicolore dont les nœuds se révèlent bien plus tard – et finissent par se resserrer : chaque protagoniste se trouve alors contraint (très bénéfique contrainte !) de mesurer à quel point il peut avoir de l’importance (alors que, pour la plupart d’entre eux, la sensation d’insignifiance s’imposait depuis des années). Mais qui sont ses personnages ? Comme souvent, quand les portraits sont réussis, il apparait bien vite qu’ils sont tout simplement des miroirs, dans lesquels chaque lecteur, chaque lectrice, pourra s’observer ? Mais alors, dans ce cas, Valérie Tong Cuong a-t-elle pour objectif de nous révéler que nous aussi, tous ses lecteurs, toutes ses lectrices, avons de l’importance ? Je le crois bien. Et pour cette raison, je n’hésite pas à conseiller vivement la lecture de ce roman ; un roman qui fait du bien.
Alors hasard, destin, chance ou main de Dieu ? Valérie Tong Cuong a choisi un mot bien plus plaisant à l’oreille : providence. Un mot qui s’avère aussi bien plus riche de sens. Providence : on dirait le nom d’une ville – celle dans laquelle nous devrions tous habiter. Providence : cela sonne comme un prénom – celui que nous portons tous, sans le savoir : car c’est cela que nous sommes l’un pour l’autre : la providence ; il faut savoir endosser ce rôle et donner aux autres le coup de pouce dont leurs vies ont besoin ; il faut savoir accepter ce don, aussi, quand la chance, le destin, le hasard ou Dieu et ses grandes mains semblent nous tourner le dos. 

Posté par SebastienFritsch à 09:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :