25 juin 2009
Interview sur 77FM
L'interview radio réalisée il y a deux semaines à Meaux (dont je parlais ici) à été diffusée aujourd'hui.
Vous pouvez en écouter certains extraits sur le site de 77FM et en lire d'autres sur le blog de François Alquier, le journaliste qui m'a interviewé.
J'en profite pour le remercier encore pour cette discussion marquée par la bonne humeur.
19 juin 2009
Petite expo entre amis !
Actuellement, se tient à Paris une nouvelle expo de Jean-Claude Dejean. Pour plus d'infos, cliquez sur l'affiche :
Et pour tous ceux qui ne peuvent pas se rendre à Paris pour cette expo, il est toujours possible de visiter la galerie virtuelle de l'artiste. Allez-y nombreux de ma part !
15 juin 2009
L'écrivain retourne toujours sur les lieux du crime
Vendredi dernier, j'ai fait un tour à Meaux, en Seine-et-Marne. Pour rappel, c'est dans cette ville que débute "Derrière toute chose exquise".

Meaux - L'Hôtel de Ville et la Cathédrale
En effet, dès les premières lignes du roman, vous assisterez à un coup de foudre dans un train de banlieue à l'arrêt, stationné sur l'une des voies de la gare de Meaux.
Par la suite, le train rejoindra Paris, l'homme amoureux reprendra sa petite vie, ses petites habitudes et notamment celle de se planter devant sa fenêtre pour regarder vivre la ville au dehors.
Mais nous reviendrons à Meaux. Car d'autres évènements doivent s'y produire, notamment celui dont on parle ici.
Mais étais-je venu, ce vendredi-là, errer dans la ville de Bossuet uniquement pour le plaisir de revenir sur les lieux du crime ? Ou étais-je poussé par l'envie irrépressible de faire 450 kilomètres pour prendre des photos d'une gare et d'une cathédrale ? (Des images qui s'avèrent assurément tout à fait splendides, mais dont on aurait peut-être pu se passer, il me semble.)
Eh bien non ! Ma visite dans cette ville était motivée par une rencontre avec un journaliste du cru. En l'occurrence, c'était avec François Alquier, alias Mandor, qui officie pour la radio 77FM.
Son accueil, sa bonne humeur et ses questions pertinentes m'ont permis de connaître une interview détendue tout en étant très intéressante. Elle fut d'ailleurs suivie par un tout aussi agréable déjeuner en terrasse (oui, Meaux dispose d'un microclimat presque méditérrannéen qui incite à déjeuner en terrasse, même la semaine où toute la région parisienne souffre d'un temps déplorable).
J'ai ensuite déambulé dans les rues de la ville, recherchant des lieux dans lesquels j'étais déjà passé il y a de cela quelques années et j'en ai aussi profité pour aller rendre visite à une librairie, "Le Monde d'Arthur",. L'accueil fut, là aussi, très agréable.
En conclusion, une belle journée, riche en bonne humeur, en discussions livresques, en souvenirs et en rencontres.
08 juin 2009
Le Réveil du Vivarais - 4 juin 2009
Article de Jean-Pierre Bouaffard
02 juin 2009
Dédicace ardéchoise
Samedi 6 juin, je dédicacerai "Derrière toute chose exquise" à Boulieu les Annonay, dans le nord de l'Ardèche.
Je serai présent à la librairie Roux de 10h30 à 13h00 et de 14h30 à 17h00.
Avis à tous les lecteurs ardéchois !
27 mai 2009
Société des Ecrivains Lyonnais - 28 mai 2009
Demain soir, jeudi 28 mai, à 18 heures, la SELYRE (Société des Ecrivains Lyonnais et Rhônalpins) invite un certain nombre d'auteurs à présenter leur dernier ouvrage. Je fais partie des invités et je parlerai, bien sûr, de "Derrière toute chose exquise".
Cette rencontre se passera dans la Salle François Sala, 3 rue Saint-François, dans le deuxième arrondissement de Lyon.
Vous trouverez plus d'infos en cliquant ici.
Lecteurs lyonnais, je vous attends !
20 mai 2009
Philippe Jaenada - Plage de Manacorra, 16h30
Un excellent roman, dont je n'ai pas encore eu le temps de dire tout le bien que je pense. Cela fait plus de dix jours que je l'ai dévoré, mais mes occupations diverses et variées me laissent actuellement peu de temps pour venir bloguer par ici. En plus, il y a de grandes chances pour que ce soit le dernier roman que je lise avant un bon bout de temps, puisque je me suis remis en mode "écriture" et que la fonction "lecture" est donc en sommeil. Mais bon, je ne suis pas là pour parler de moi, mais de ce roman de Philippe Jaenada : cessons donc ces digressions ! (Après ça, je vais me plaindre de ne pas avoir assez de temps pour bloguer !)
Pour faire simple, "Plage de Manaccora, 16 h 30" raconte les vacances en Italie d'un écrivain (dénommé Voltaire, restons modestes), accompagné de sa femme Oum (comme Oum Kalsoum) et de leur fils de sept ans, Géo (comme Géo Trouvetou, pour continuer dans les références culturelles). Tout se passe bien, jusqu'au jour (le troisième jour des vacances) où la forêt voisine prend feu. La résidence où s'est installée notre petite famille se retrouve coupée du monde, piégée, de même que le camping situé juste à côté : il n'y a en effet qu'une route pour y arriver et elle est barrée par des troncs en flammes. Il ne reste qu'une solution : fuir vers la plage... qui s'avère bordée d'arbres sur plusieurs kilomètres, lesquels arbres prennent feu les uns après les autres, lançant alors, aux trousses des touristes affolés une chaleur insoutenable et une épaisse fumée noire. La fuite doit donc continuer : les estivants tentent coûte que coûte de s'éloigner de l'enfer, en suivant la côte, sur le sable, sur les rochers ou dans la mer.
Voilà donc la trame de ce roman : on suit cette fuite, pendant quelques heures, ce qui permet à Jaenada d'instaurer un vrai suspense. En réalité on ne s'inquiète pas trop pour le narrateur (puisqu'il est là pour le raconter, c'est qu'il s'en est sorti, non ?), mais plutôt pour ses proches, Oum, Géo et quelques amis.
Mais même si la tension est bien réelle (et pousse à tourner les pages avec avidité), ce qui est le plus réussi est la méthode narrative employée par l'auteur : il aurait pu nous la faire en Bruce Willis sauveur du monde qui ne craint pas les flammes, avec l'angoise suintant à chaque ligne (pas très original), mais il opte pour un style (très) détendu, comme s'il nous invitait à prendre un pot et nous racontait ses vacances en Italie, tranquillement attablés à la terrasse d'un bistrot. "Ah, oui, au fait, j'tai pas dit : on a failli mourir brûlés vifs."
On profite donc d'une narration très fluide, entrecoupée de multiples parenthèses (voire doubles parenthèses), d'apartés, jeux de mots, blagues à deux balles et autres pensées railleuses du narrateur qui, finalement, donnent un ton tout à fait original pour une histoire qui est, en fait, réellement tragique.
Mais, je dois le dire, il n'y a pas que cette originalité qui rende intéressant le choix de style fait par l'auteur : la façon dont il écrit donne vraiment l'impression qu'il parle à des bons copains. Cela crée une empathie qui rend toute son histoire plus proche du lecteur, presque plus personnelle. A tel point qu'on ne se sent plus seulement le bon copain qui écoute les malheurs de Voltaire, mais qu'on s'identifie totalement au narrateur. Et qu'on en vient à se poser les mêmes questions que lui : que ferais-je fasse à la mort ? que chercherais-je à sauver ? qu'est-ce qui m'apparaitrait alors, dans tout ce qui fait ma vie, comme ayant le plus d'importance ? Et si je m'en sors, comment envisagerais-je la vie ensuite ? Prendrais-je de grandes résolutions ? Les tiendrais-je plus de vingt-quatre heures ?
En conclusion, il y a trois bonnes raisons de lire ce roman : le suspense, le style "décontracté" très plaisant (voire amusant (mais je suis un très bon client des blagues à deux balles)) et les questions qui se posent au narrateur (et donc à nous tous (même si on pourrait se les poser sans avoir besoin de lire un livre de Jaenada, ni même sans avoir besoin d'aller se cramer les sourcils sur une plage italienne (vous voyez que moi aussi je sais faire des parenthèses multiples (ce n'est pas si compliqué, finalement)))).
Liste de lectures
Billet créé le 18/12/2007. Dernière(s) mise(s) à jour (Indiquée(s) par (+) avant le nom de l'auteur): 20/05/2009.
Légende en fin de billet.
A
Milena Agus - Mal de Pierre ......................................AA
Richard Andrieux - L'Homme sans lumière.................AA
B
Honoré de Balzac - (R) Eugénie Grandet (*)...................AAA
Muriel Barbery - L'Elégance du Hérisson.......................0 (abandon)
René Barjavel - La nuit des Temps.......................AAA
Charles Baudelaire - (R) Le Spleen de Paris...................AAA.....Poésie
Tonino Benacquista - Malavita..................................A
Christian Bobin - Une petite robe de fête (*)..................AA
Christian Bobin - La part manquante(*)........................AA
Hugo Boris - Le baiser dans la nuque..........................AAA
Hugo Boris - La délégation norvégienne.......................AA
Ray Bradbury - (R) Chroniques Martiennes.............AAA
Chrystine Brouillet - Le Collectionneur.....................AA
C
Fabrice Caro - Figurec..........................................AAA
Didier van Cauwelaert - La vie interdite......................AAA
Blaise Cendrars - L'Or............................................AA
Javier Cercas - Les Soldats de Salamine...................A
Emil Cioran - Sur les cimes du désespoir.....................en cours....essai
Philippe Claudel - Les âmes grises.............................AA
Bernard Clavel - L'Ouvrier de la nuit............................AA
Jean Cocteau - Thomas l'Imposteur ............................AA
Solenn Colléter - Je suis morte et je n'ai rien appris.........AA
Emmanuel Crozet - Un pays Merveilleux .......................AA......Poésie
D
Didier Daeninckx - Camarades de Classe..................A
Hélène Dassavray - Les Ruines de la future maison.......AAA
Christophe Debien - L’affaire du boucher du Vieux-Lille.....AA
Philippe Delerm - Le Portique ...................................AA
Philippe Delerm - A Garonne (*)..(et ici aussi)................AA
Philippe Delerm - La sieste assassinée (*).....................AA
Philippe Delerm - Le Buveur de Temps.....................AA
Erri De Luca - Le contraire de un.........................A
Pierre Desproges - (R) Manuel de savoir-vivre à l'usage
des rustres et des malpolis...............AAA
Pierre Desproges - Chronique de la haine ordinaire II (*)...AAA
Pierre Desproges - (R) Dictionnaire superflu à l'usage
de l'élite et des bien nantis..............AAA
Nicolas Dickner - Nikolski .....................................A1/2
Philippe Djian - Zone érogène.................................AA
Maurice Druon - (R) Tistou les Pouces Verts (*).................AAA
Jean-Paul Dubois - Maria est morte ..........................0
E
Jean Echenoz - Ravel...................................... AA
F
William Faulkner - Tandis que j'agonise................. en cours
Gustave Flaubert - (R) Madame Bovary..........................A
Ken Follet - Le troisième Jumeau.............................AAA
Ken Follet - Code Zéro..........................................AAA
Ken Follet - Comme un vol d’aigles ..........................AAA
Ken Follet - Peur blanche (*).................................AA
G
Anna Gavalda – Ensemble, c’est tout........................AA
Anna Gavalda – L’Echappée Belle.............................AA
Julie Gravel-Richard - Enthéos...........................AA
H
Christelle Héron - Un jour, je serai grande (*)..................AA
Mary Higgins Clark - Nous n'irons plus au bois..............A
Robin Hobb - l'Assassin Royal (tomes 1 à 5) ................AAA
Andrew Holleran - Le Passant Chagrin.....................AA
I
John Irving - Une veuve de papier ...........................AAAA
John Irving - Les Rêves des autres ...........................AA
Jean-Claude Izzo - Solea (*).....................................A
J
(+) Philippe Jaenada - Plage de Manacorra, 16h30..........AAA
Thierry Jonquet - Mon vieux (*)..............................A
K
Douglas Kennedy - L'Homme qui voulait vivre sa vie........AA
Milan Kundera - L'Identité ....................................AA
L
Michèle Lesbre - La Petite Trotteuse......................... AAA
Michèle Lesbre - Le Canapé rouge ........................AAA
Marc Lévy - Et si c'était vrai ? ................................A
M
Ian McEwan - Samedi........................................ A
Sève Maël - Couloir de Gauche .............................AA
Pierre Magnan - Le Sang des Atrides (*)..................AAA
Pierre Magnan - L'Aube Insolite.........................AA
Marcus Malte - Toute la nuit devant nous................A
Mathias Malzieu - Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi... 0 (abandon)
Henning Mankell – L’homme qui souriait..................A
Henning Mankell - Les Chiens de Riga.................AA
Sandor Maraï - Les Braises .................................A
Martine Maury - Mathilde ou les Ecirs de la Passion.....AA
Martine Maury - Nul ne la prit fors le vent (*)..........AA
Martine Maury - La Dioné d’Ali (*).........................AA
Laurent Mauvignier - Loin d'Eux........................0
Stéphane Michaka - La Fille de Carnegie............AAA
Patrick Modiano - Accident nocturne ......................AA
Patrick Modiano - Dimanches d'août .......................AAA
Patrick Modiano - Dans le café de la jeunesse perdue... AAAA
N
Marie Nimier- La Reine du Silence ........................AA
Marie Nimier - La Caresse .................................0
Amélie Nothomb - Les Catilinaires........................AA
Amélie Nothomb - Le sabotage amoureux ...............A
Amélie Nothomb - Stupeurs et tremblements.(*)........AA
Amélie Nothomb - Péplum .................................0
O
Véronique Ovaldé - Et mon coeur transparent...... AAA
P
Arto Paasilinna - La Douce Empoisonneuse.........AA
Arto Paasilinna - Prisonniers du Paradis.............AA
Emmanuelle Pagano - Les Adolescents Troglodytes..AAA
Emmanuelle Pagano - Les Mains gamines...... AA
Patricia Parry - Petits Arrangements avec l'Infâme......AAA
Patricia Parry - Cinq leçons sur le crime et l'hystérie....AAA
Franck Pavloff - Matin brun (*)...............................A
Ellis Peters - Une rose pour loyer...........................AA
Carmen Posadas - Petites Infamies ........................AA
Jacques Poulin - Les Grandes Marées.....................AA
Jacques Poulin - Le Vieux Chagrin.........................AA
(+) Philippe Puigserver - La Malicorne......................AA
Q
Yann Queffelec- Moi et Toi ................................0
R
Philip Roth - J'ai épousé un communiste .................000
Philip Roth - Un homme.................................AAA
Philippe Roucarie - Le paradis du grand loup blanc .....AA
Carlos Ruiz Zafon - L'Ombre du Vent (*)..................AAA
S
Eric-Emmanuel Schmitt - Petits crimes conjugaux ......AA.....Théâtre
Eric-Emmanuel Schmitt - L'Evangile selon Pilate ........A
Eric-Emmanuel Schmitt - La Rêveuse d'Ostende.....0 (abandon)
Luis Sepulveda - Un nom de torero ......................AA
Georges Simenon - Le suspect ............................A
Christine Spadaccini - Existe en ciel....................AAA
T
Kressmann Taylor - Jour sans retour.................AA
Jean Teulé - Le Magasin des suicides(*)............. 0
Michel Tremblay - La Grosse femme d'à côté est enceinte (*).. 0 (abandon)
U
Emmanuelle Urien - La Collecte des monstres (*)......A
V
Zoé Valdés - Miracle à Miami........................ 0 (abandon)
Zoé Valdés - Danse avec la vie....................... en cours (en pause)
François Vallejo - Ouest ..................................0
Mario Vargas Llosa - Qui a tué Palomino Molero?(*)..AA
Mario Vargas Llosa - La fête au bouc ...................AAAA
Fred Vargas - Les jeux de l'amour et de la mort......AA
Fred Vargas - Ceux qui vont mourir te saluent (*)....AA
Fred Vargas - Un peu plus loin sur la droite ..........AA
Fred Vargas - Debout les morts...........................AAA
Vercors - (R) Le silence de la mer............................AAAA
Boris Vian - (R) L'Ecume des Jours (*).......................AAAA
Boris Vian - (R) L'Automne à Pékin..........................AA
W
Herbert George Wells - (R) La Guerre des Mondes ........AA
François Weyergans - Je suis écrivain (*)..............AA
Oscar Wilde - (R) - Le Portrait de Dorian Gray.......... AAAA
Z
Stefan Zweig - (R) La confusion des sentiments (*) (voir ici aussi)..AAAA
------------------------
Les titres qui comportent des liens renvoient vers les avis publiés sur ce blog. Les liens suivis d'une astérisque renvoient vers des messages qui comportent des avis très courts, souvent sur plusieurs livres en même temps, ou même simplement une citation.
L'évaluation indiquée, tout à fait subjective et personnelle (évidemment), doit se lire ainsi :
- 0 sont les romans que je n'ai pas finis (je précise alors : "abandon") ou qui m'ont déplu
- A sont les romans peu intéressants, décevants, oubliables.
- AA correspondent aux ouvrages que j'ai aimés.
- AAA sont ceux que j'ai adorés
- AAAA sont ceux que je trouve exceptionnels, que j'ai lus ou relus et que je relirai sans doute.
Quand l'ouvrage n'est ni un roman, ni un recueil de nouvelles, cela est précisé (Poésie, Théâtre...).
Quand le nom de l'auteur est souligné, c'est qu'il s'agit d'un roman noir, d'un polar, d'un thriller, et tout ce qui ressemble un peu à tout ça.
Le (R) avant le titre (pour "Relecture") signifie que c'est une deuxième, troisième, quatrième (etc) lecture du même ouvrage.
11 mai 2009
Prochaines dédicaces
Le week-end des 16 et 17 mai, je vous donne deux rendez-vous pour découvrir "Derrière toute chose exquise" :
- le samedi 16 mai, de 14 heures à 18 heures, je serai à la Librairie Spirale, 162, Grande Rue à Oullins, dans la banlieue sud-ouest de Lyon
- le dimanche 17 mai, je participerai toute la journée au Salon du Livre de Beauchastel, en Ardèche, à une quinzaine de kilomètres au sud de Valence.
Les autres rencontres déjà prévues sont répertoriées ici.
06 mai 2009
Le Populaire du Centre - 21 avril 2009
Un article bref, mais qui me rappelle un agréable moment de rencontre avec les lecteurs, à la Librairie Pages d'Ecriture de St-Yrieix la Perche.
De cet après-midi en Limousin, je retiendrai surtout que je n'ai même pas eu besoin de présenter mes romans aux lecteurs qui entraient dans la boutique : "préparés" par la libraire au cours des jours précédents, ils étaient déjà convaincus et venaient juste cherche l'un ou l'autre roman qu'ils avaient repérés (ou deux, dans certains cas). Ne pas parler de mes livres m'a permis de parler de ceux des autres, avec des lecteurs aussi passionnés que leur libraire... et avec la libraire, bien sûr.
Après une dédicace si agréable, j'aurais envie de dire : à l'année prochaine !
02 mai 2009
Derrière toute chose exquise - rencontres programmées
Voici la dernière mise à jour des dates de dédicaces de "Derrière toute chose exquise", en librairie ou lors de salons du livre :
Samedi 28 février ((15 h à 18 h) : Librairie Decitre St-Genis-Laval (Rhône)
Samedi 7 mars (16 h à 18 h) : Librairie Develay - Villefranche/Saône (Rhône)
Samedi 14 et dimanche 15 mars : Salon du Livre de Paris
Samedi 4 et dimanche 5 avril : l'Escale du Livre - Bordeaux (Gironde)
Vendredi 10 avril : Librairie Pages d'Ecriture - St-Yrieix-La-Perche (Haute-Vienne)
Samedi 11 avril : Librairie Marbot - Périgueux (Dordogne)
Samedi 16 mai (15 h à 18 h) : Librairie Spirale - Oullins (Rhône)
Dimanche 17 mai (10 h à 18 h) : fête du Livre de Beauchastel (Ardèche)
Jeudi 28 mai (18 heures) : invité de la Société des Ecrivains Lyonnais, lors de sa réunion trimestrielle (au 3 rue St-François, Lyon 2è)
Samedi 6 juin : Librairie Roux - Boulieu-lès-Annonay (Ardèche)
01 mai 2009
Tu nous as manqué, tu sais ?
Oui, oui, je sais. Je sais que si je ne viens pas de nouveau à votre rencontre, vous ne connaîtrez pas la fin de votre histoire. Et je comprends que ça puisse vous déplaire. Mais vous m'avez manqué aussi, vous savez ?
Quand j'ai ouvert le fichier "Invitation pour la petite fille qui parle au vent", début mars, j'ai vu que cela faisait dix-huit mois que je n'y avais pas mis les yeux. Dix-huit mois sans vous, Estelle, Clara et Salomé. Et les autres aussi : Thomas, Mademoiselle Valentin, Alice, et Bob, et Manon, et Julien, et tous les autres personnages secondaires. Dix-huit mois parce que je voulais finir un autre roman. Dix huit mois parce que la vie, celle qui existe en dehors des romans, a aussi ses exigences. Ce n'est pas si simple d'être écrivain, j'espère que vous le comprenez. C'est comme vous : vous êtes mes personnages, mais vous avez aussi votre vie à mener. Il faut que la rencontre entre nous se passe au bon moment, et pour vous, et pour moi.
Quoi qu'il en soit, malgré ces dix-huit mois passés loin les uns des autres, j'ai eu l'impression de vous retrouver comme si nous nous étions quitté la veille. C'est ce qui arrive entre les vrais amis. Ce qui veut sans doute dire que le moment de la rencontre est arrivé.
Alors, maintenant, c'est promis : je ne vous laisserai pas poireauter dix-huit mois de plus : je vous conduirai jusqu'au point final. Moi, je sais déjà à quoi il ressemble. J'espère simplement qu'il vous conviendra. Enfin, de toute façon, je me doute bien que vous ne vous gênerez pas pour me dire si ça vous déplait. Les personnages de roman ont rarement de la pitié pour leur auteur. La compassion est un sentiment qui n'a pas de réciproque.
Bien sûr, ça ne sera pas facile tout le temps : il me faut me replonger dans vos décors, m'imprégner de nouveau de vos états d'âme, apprendre de nouveau chaque détail de vos vies, en faire mes propres souvenirs. Comme si ces dizaines de vies qui sont les vôtres avaient, dans un passé lointain, été les miennes. Et puis me jeter à l'eau, compléter les 210 pages que j'ai déjà écrites pour vous, remplir les creux, polir les excroissances inutiles, lutter à la fois contre le "trop" et le "pas assez". Ecrire un roman, en somme.
21 avril 2009
Stéphane Michaka - La Fille de Carnegie
Ma rencontre avec ce roman de Stéphane Michaka a commencé sur le blog d'Antigone. Dans un billet en date du 2 mars, elle en disait le plus grand bien : j'ai retenu le titre et la couverture à la géométrie et à la luminosité caractéristiques. Je m'étais dit que je ne les oublierai pas et que je l'achèterai un de ces jours... Même si, parfois, un de ces jours, ça peut être lontain.
La suite de l'histoire s'est produite à Lyon le 28 mars, lors du salon du livre policier "Quais du Polar". J'avais effectivement décidé de m'y rendre pour y rencontrer Patricia Parry, auteur dont j'apprécie tout particulièrement le style et les intrigues. La rencontre fut très agréable et, entre deux lecteurs qui lui demandaient des dédicaces, nous avons pu échangé sur nos vies d'écrivain, entre autres.
Et puis, j'ai aussi pu discuter avec un jeune homme assis juste à côté de Patricia, en tant qu'auteur de polar invité à ce salon, et qui s'est avéré fort sympathique. Evidemment, il s'agissait de Stéphane Michaka. Evidemment, je lui ai aussitôt dit que j'avais repéré son livre peu de temps avant et que c'était sans doute un signe du destin de le voir ce jour-là. Evidemment, je suis reparti avec le précieux volume !
Et bien m'en a pris : une fois encore, je ne regrette pas d'avoir suivi un avis de lecture d'Antigone.
"La fille de Carnegie" est certes un roman policier, puisque l'on suit dès le départ un flic plutôt antipathique, dénommé Bob Tourneur, et que l'on se retrouve, comme lui, impliqué dans la résolution d'un meurtre, survenu en pleine représentation de "La Flûte enchantée" au Métropolitan Opera de New York. La victime : un type d'une quarantaine d'années qui, d'après sa tenue trop décontractée, n'avait rien à faire dans ce lieu raffiné. L'assassin présumé : un type encore plus incongru, vêtu d'un tee-shirt "Bubbleland" (mais, c'est quoi, au fait, Bubbleland ?). Mais tout se complique quand on sait que la victime, touché par trois balles dans la poitrine, est tombée au milieu des spectateurs depuis la loge d'une riche héritière, la fille de Carnegie, et que l'assassin présumé n'est autre que Mike Lagana, ancien flic, ancien coéquipier de Bob Tourneur. Ce dernier va devoir composer avec tout cela et avec ses méthodes peu orthodoxes pour démêler ce sac de noeuds.
Mais ce roman n'est pas qu'un roman policier. C'est aussi un très beau roman d'amour. D'amours, au pluriel, pour être plus précis. Parce qu'elles sont nombreuses, s'entrecroisent d'une manière tout aussi complexe que les intrigues qui composent ce roman, et elles impliquent des personnages qui aiment d'autres personnes qui ne les aiment pas et en préfèrent d'autres. Mais si le pluriel est applicable au terme "amour", c'est aussi parce que Stéphane Michaka nous présente l'amour sous de nombreux visages : tendre, déçu, manipulateur, sensuel, passionné, cruel.
Et puis, parce que le talent de l'auteur ne pouvait se contenter de donner uniquement deux facettes à son roman, on trouve aussi entre les pages de "La fille de Carnegie", une plongée dans New York, celui des flics, celui des milliardaires qui vont à l'opéra, celui des cantatrices qui se soûlent dans les suites des palaces, celui des washaterias ("laveries" en spanglish) de spanish Harlem. Et cette immersion dans ces ambiances si diverses (et pleines d'érudition dans certains cas) est si réussie que l'on a du mal à refermer le livre sans un certain regret.
Un regret d'autant plus grand que l'on s'attache immanquablement aux protagonistes multiples de cette histoire multiple. Car Stéphane Michaka fait tout pour qu'on les aime, ses personnages, même ceux qui semblent, au départ, être les pires salauds. Et même ceux que l'on aime dès le début et qui, finalement, sont peut-être pire encore. On leur pardonne, à tous, en fin de compte. Car rien n'est tout blanc ou tout noir dans cette ville complexe et grandiose qu'est New York. Et rien n'est tout blanc ni tout noir dans ce livre complexe et grandiose qu'est "La Fille de Carnegie".
07 avril 2009
Journées littéraires en Limousin et Périgord
Vendredi 10 et samedi 11 avril, je vais rendre visite à deux librairies, l'une en Limousin et l'autre dans le Périgord.
La première, c'est la Librairie Pages d'Ecriture, située à St-Yrieix-La-Perche, en Haute-Vienne. J'y serai vendredi après-midi, de 15 h à 18 h 30.
Ce sera avec plaisir que je rencontrerai pour la première fois Catherine Demontpion, libraire passionnée qui a si bien parlé de mes deux derniers romans sur son blog et à la radio.
J'invite évidemment tous les Arédiens à suivre ses conseils de lecture et à venir me rendre visite.
Samedi, j'irai quelques dizaines de kilomètres plus au sud, à la rencontre des lecteurs pétrocoriens.
La Librairie Marbot de Périgueux, organise en effet une journée autour des Editions du Pierregord. Une quinzaine d'auteurs édités par cette même maison seront présents pour faire connaître leurs ouvrages et deux cafés littéraires seront organisés, le matin et l'après-midi.
03 avril 2009
E.S.T. - From Gagarin's Point Of View
Je sais, je vous l'avais déjà fait écouter ce thème, mais c'était la version live. Ici, tout aussi envoûtante, la version studio, qui date de 97 (et dont la vidéo est pas mal non plus). Je me la passe dix fois par jour (en alternance avec le dernier (et posthume) album d'EST, Leucocyte), et c'est à chaque fois la même émotion.
Et je la réécouterai sûrement encore dix fois aujourd'hui et demain, juste avant de décoller. Bon, OK, je n'irai pas aussi haut que Gagarin, mais j'aurais quand même un point de vue pas désagréable, en survolant la France entre Lyon et Bordeaux.
Mais je me tais et vous laisse avec le génie des dix doigts d'Esbjörn Svensson.
02 avril 2009
Marillion - Happiness is the road
The greatest blessing that we have
Is the dawn of each new day
A chance to finish what we started
And made a mess of yesterday
As day comes out of night
A chance to get it right
A chance to start again
A chance to get it right
The people here
Full of love and comfortable in themselves
Not scared to let go
No fear round here
I met this man
In Utrecht Netherlands
He was a doctor of the body and the soul
He said to me:
Man, there's a book you have to read.
I feel your pain. It makes me cry
But these tears are yours - not mine.
You're focussing on all of your bad yesterdays
The worry lines are getting deeper every day
And deep inside you
No surprise - there's a crisis!
You might have been to blame
But you can't go on this way
Must I watch and pray?
While you torture yourself with what's behind ya
Torture yourself with what awaits ya
Draggin' that guilt and regret inside ya
Anxious of the goals that always evade ya
Your mind will find a way to be unkind to you somehow
But all we really have is happening to us right now
HAPPINESS IS THE ROAD
And each baby... A human sunrise
Each baby - a human sunrise..
Look around you
Feel your soul inside you
Look inside you
Feel the life course through you
The life that's giving In every thing that's living
The plants and the trees
The birds and the bees
And apes like you and me
HAPPINESS IS THE ROAD
You're a slave to your mind
But you are not your mind
You are not your pain
Say it again
You are not your pain
Say it again
You are not your pain
Happiness aint at the end of the road
Happiness aint at the end of the road
Happiness IS the road
The road
HAPPINESS IS THE ROAD



















