Sébastien Fritsch, Ecrivain

17 juin 2017

Dai Sijie - Balzac et la petite tailleuse chinoise

A priori, le sujet principal de ce roman est la révolution culturelle et, notamment, le système de rééducation des jeunes bourgeois réactionnaires. Fils de médecins ou d'écrivains, ils sont obligatoirement corrompus par les idées de leurs parents, étiquetés "ennemis du peuple". Alors on les envoie dans un coin reculé de Chine, avec ses rudes montagnes et son climat hostile. On les installe dans une maison miteuse à l'écart du village. On les surveille, on les soupçonne. On les fait trimer dans les rizières ou les champs de maïs. Et, surtout, on leur interdit tout lien avec cette civilisation rétrograde, dans laquelle on joue de la musique et on lit des livres. Le narrateur évite de justesse la destruction de son violon. Par contre, pour les livres, pas de clémence : ils sont purement et simplement bannis, détruits ; et même le simple fait de les évoquer, d'en décrire le contenu, est considéré comme un crime. Pourtant, le vrai sujet de ce roman, ce sont eux : les livres. Les livres et leur pouvoir. 

Balzac-et-la-petite-tailleuse-chinoise

Je ne peux pas en dire plus, pour ne pas révéler le fin mot de l'histoire, mais on comprend bien, en suivant les développements du roman de Dai Sijie, le péril que représente, pour tout régime dictatorial, l'accès aux livres, à la connaissance, à la description d'autres mondes, même si ces mondes ne sont peuplés que des petites vies provinciales des personnages de Balzac et d'autres auteurs français. Car même dans ces petites vies, il y a des émotions, des réflexions, des envies de changement, des remises en question... Autant de pierres lancées sur le monument de l'ordre établi ! Il faut donc éradiquer cela : sus à la culture, sus à la lecture, sus aux livres et aux lecteurs !
Par ce côté, ce roman est fascinant : on comprend, comme je l'ai dit, la logique de ce pouvoir autoritaire (sans pour autant l'accepter, évidemment), mais on approche aussi, autant que faire se peut, la réalité de la vie des personnes écrasées sous le joug de ces lois iniques, cruelles, absurdes. On croise les petits chefaillons qui ont le devoir de les faire respecter. On constate la misère et la souffrance dans laquelle sont plongés les peuples soumis à ces règlements qui font du moindre geste, de la moindre pensée, un crime potentiel. Mais on voit aussi comment, bon an, mal an, les traditions tentent de perdurer, avec leurs rituels teintés de sorcellerie ou leurs chants montagnards grivois (oui, ça aussi, c'est interdit : on se doit d'être pur, parfait, sans aucune pensée un peu licencieuse).
Ce descriptif est atterrant, certes, et pourtant, on s'amuse et on s'émeut aussi beaucoup à la lecture de ce roman. Le ridicule de ce système aberrant est clairement pointé du doigt par l'auteur ; mais il y ajoute aussi des scènes burlesques, qu'il nous dépeint d'un ton pince-sans-rire qui fait mouche. Enfin, avec la finesse de sa plume, il nous immerge totalement dans la réalité des protagonistes de son histoire (deux garçons en cours de "rééducation" et la petite tailleuse, qu'ils rencontrent dans ces montagnes). Surtout, Dai Sijie nous invite à ressentir avec ces trois jeunes adultes, la force, la permanence et l'universalité de ce qui nous unit les uns aux autres. Quel que soit le pays où l'on vit et quelle que soit la volonté des tyrans qui nous soumettent, au point de nous interdire de lire des romans d''amour et des histoires d'amitié, ces deux sentiments ne pourront jamais être effacés du coeur des hommes. Un beau message d'espoir porté par ce grand livre.

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11 juin 2017

Albédo continue sa route !

Voilà un an tout juste, Albédo, mon sixième roman, prenait son envol. Depuis, il a voyagé au quatre coins de France (et aussi dans pas mal d'autres pays), il a été accueilli par de plus en plus de librairies (liste complète en cliquant sur ce lien) et a été lu (et aimé) par un nombre croissant de lecteurs (petit récapitulatif en cliquant sur ce lien).
Pourtant, je ne suis toujours pas blasé de découvrir un nouvel avis sur ce roman. Et quand cet avis est enthousiaste, c'est encore mieux. Et quand cet avis est très bien écrit, à la fois détaillé, argumenté tout en conservant tous les mystères du roman, c'est un must ! Et quand il y en a trois, des avis comme ça, qu'est-ce donc ? Je vous laisse juge, en vous invitant à aller lire les chroniques de : 

Kerry ("Un roman sur le thème de l'amitié que je vous recommande chaudement, il est excellent, et ce serait donc vraiment bête de passer à côté de cette lecture !")

Mel'lectures ("Je me suis tout de suite sentie happée par cette histoire.")

Nightteck ("J'ai beaucoup aimé ce livre qui aborde des sujets de la vie courante tout en gardant un mystère. C'est une très belle découverte qui mérite amplement d'être lue !")

En plus de ces trois avis, il y a aussi celui-ci, moins argumenté et un peu moins positif mais qui permet aussi de se faire une idée ! 

Maelys ("C'est une belle histoire d'amitié").

Maintenant, ami lecteur d'ici et d'ailleurs, à toi de jouer !
Merci d'avance.

Albédo - Couverture finale

 

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15 mai 2017

Kerry a lu Albédo

Une nouvelle lectrice a découvert mon dernier roman, Albédo... et ce fut un coup de coeur.
Elle a rédigé une très belle chronique, mettant en avant tous les éléments qui lui permettent d'étayer cet avis enthousiaste.
Découvrez ce qu'elle en dit en suivant ce lien... et n'hésitez pas à faire comme elle : Albédo est disponible sur le site des Editions Fin mars début avril, en version papier ou numérique.
J'en profite pour remercier Kerry de sa lecture et du compte-rendu qu'elle en a fait.

Les Perles de Kerry

Albédo - Couverture finale

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03 mai 2017

Fatou Diome - Celles qui attendent

Celles qui attendent - Fatou Diome

Le titre de ce roman dit tout : "Celles qui attendent" nous fait clairement comprendre que c'est un livre sur les femmes ; et ce verbe attendre dépeint, en seulement quelques lettres, le sort qui leur est réservé.
Car "celles" que l'on suit dans ce livre, ces femmes sénégalaises vivant sur une île à l'embouchure du Siné-Saloum, sont bien au centre de l'histoire ; l'auteur parle d'elles, de ce qu'elles pensent, ressentent, et surtout de ce qu'elles font ; car elles font beaucoup. Les hommes (mis à part quelques pécheurs courageux qui tentent de débusquer les rares bancs de poissons que les chalutiers européens n'ont pas dévalisés), semblent n'être là que pour se faire servir, donner des ordres, mais jamais pour agir. On les voit plus souvent jouer au cartes, palabrer, vitupérer contre leurs femmes, établir des règles qu'ils leur imposent. Mais "faire", non. Alors que les femmes, elles, ont tout à faire : faire les repas, faire la vaisselle, faire le linge, faire ce qu'il faut pour que leurs enfants ne manquent de rien (aller chercher le bois, aller chercher l'eau, aller acheter (avec souvent plus de promesses que d'argent) des produits de première nécessité auprès de l'épicier du village).
Ce qu'elle savent faire, aussi, ce sont des projets : projets de traversée vers l'Europe pour leur fils les plus âgés qu'elles voient désœuvrés et sans le sou ; projets de mariage, aussi, pour les mêmes, selon des règles très particulières. 

Les femmes sont donc au centre du roman, ce sont elles qui font tout... sauf prendre les décisions. Et c'est là que le verbe attendre prend tout son sens. Car en plus de faire, elles passent toute leur existence à attendre : attendre leurs fils aînés, partis en pirogue, au péril de leur vie, vers le nord ; attendre les petits qui vont rentrer de l'école et qu'il faudra nourrir avec les (maigres) moyens du bord ; attendre leur tour pour avoir un peu de considération de la part d'un mari polygame ; attendre que ce même mari leur donne trois sous pour aller payer leurs dettes chez l'épicier ; attendre que la nature accepte de leur donner un petit supplément de nourriture, dans la vase des plages libérées par la marée basse ; ou encore attendre, après la mort de leur conjoint, le temps réglementaire du veuvage. Attendre, toujours attendre. 
Pourtant, ce roman n'est pas aussi dur que ces deux verbes (faire et attendre) pourrait le laisser croire. Car, au fil de ces jours pesants, soumis aux traditions et aux obligations, ces femmes qui attendent trouvent aussi ce qu'elles n'attendaient pas. L'amitié, la connivence entre une belle-mère et sa bru, toutes deux dans l'attente d'un jeune homme parti depuis des années. Et puis, il y a aussi la tendresse pour les petits, ces ventres affamés, même pas nommés par l'auteur, et pour lesquels le personnage central du roman, Arame, se bat jour après jour.
Tous ces sentiments et ces liens font le sel du roman. Mais ce serait oublier aussi la beauté de la plume de Fatou Diome. Parfois quelques longueurs ou quelques phrases un peu biscornues alourdissent légèrement la lecture ; mais, la plupart du temps, les mots sont très finement choisis et agencés avec délicatesse. C'est de la poésie, oui, de la vraie poésie que nous offre Fatou Diome, quand elle parle de sentiments, justement, l'amour, l'amitié, l'espoir ; mais aussi quand elle décrit les usages des habitants de cette région (une découverte pour moi) ou encore quand elle dépeind les décors si particuliers de cette île, soumises aux caprices de l'Atlantique et du sable brûlant. Une île comme une allégorie de ces femmes, qui subissent sans pouvoir changer de latitude. Qui attendent sans vraiment espérer. Et remplissent cette attente de leur énergie, de leur courage et de tout l'amour dont elles sont dépositaires.

Deux citations :
"L'Atlantique poursuivait obstinément sa danse païenne, mais ses fantaisies perpétuelles n'ébranlaient pas l'île : elle était là, fière, immobile, comme une belle acariâtre qui refuse un tango."
"Les lois contre l'immigration changent en permanence, tels des pièges sans cesse repositionnés afin de ne laisser aucune chance au gibier."

 

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01 mai 2017

L'Expérience Cendrillon - La quatrième de couverture

Pour ceux (très, très, très nombreux !) qui suivent ce blog et qui sont un peu observateur, le titre de mon septième roman ne sera pas une surprise. J'ai en effet déjà publié quelques images de l'avancement de mon travail d'écriture et l'on pouvait voir, en haut des images de mon écran la mention du titre, tel qu'il s'affiche dans Word. Je sais, il fallait avoir l'oeil.
Aujourd'hui, c'est donc beaucoup plus clairement (pour ne pas dire "officiellemen", parce que ça ferait un peu pompeux), que je vous annonce que ce septième roman s'intitule "L'Expérience Cendrillon". Pourquoi ? Eh bien, comme souvent, il faut le lire pour comprendre.

Dans le cas de ce roman, ce titre est un peu particulier, puisqu'il n'a absolument pas changé depuis que j'ai écrit la toute première ligne, il y a quatorze ou quinze mois. Je fois même dire que ce titre existait bien avant, alors que l'histoire n'était encore que des bribes d'intrigues et des idées de scènes sans vrai lien entre elles toutes.

Pour finir, je vous présente la quatrième de couverture potentielle. Je dis bien potentielle puisque, si ce roman a la chance de trouver un éditeur, celui-ci voudra peut-être dire son mot et modifier ce que j'ai rédigé. En attendant, voici comment je présente L'Expérience Cendrillon. C'est en tout cas ce court texte que j'ai envoyé avec mon manuscrit aux premiers éditeurs que j'ai contactés. En espérant que cela débouche sur une belle collaboration. Wait and see.

L'Expérience Cendrillon - Pitch 2

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29 avril 2017

The Finish Line

Après plus d'un an à me promener entre la Serbie (le point de départ est ici), la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne et Paris, mon septième roman est enfin achevé !
En réalité, cela fait bien dix ans que les premières idées m'étaient venue (à l'époque où je rédigeais Le Sixième Crime), mais c'est seulement le 26 janvier 2016 que j'ai écrit la toute première version de ce qui est maintenant, 15 mois et 273 pages plus tard, L'Expérience Cendrillon
Polar? Thriller? Roman inclassable? Je vous laisse la surprise !
Et maintenant, il ne me reste plus qu'à rédiger un bref résumé, une lettre d'accompagnement et... l'envoyer à quelques éditeurs. Eh oui, une fois encore je vais tenter ma chance ! Alors, souhaitons bon vent à cette "Expérience" et surtout à son héroïne, Milica Kovač !

Finish-Line

 

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21 avril 2017

Deux polars pour pas un rond

Ce week-end, mes deux romans policiers peuvent être téléchargés gratuitement !
Vous pouvez ainsi découvrir Le Sixième Crime ou Derrière toute chose exquise, sans débourser un kopeck.
Cette promotion commence dès aujourd'hui pour se terminer dimanche soir. 
Il vous suffit de cliquer sur chacun des titres ci-dessus pour être redirigé vers la boutique Kindle de votre zone géographique et pouvoir commencer votre lecture quelques secondes plus tard.
Si vous arrivez trop tard, ne soyez pas trop tristes : en temps normal, le prix de ces deux romans est de seulement 0,99€. Vous pourrez donc toujours vous faire plaisir pour pas cher.
Et une fois votre lecture terminée, je vous remercie de laisser un avis, histoire de donner envie à d'autres lecteurs de passer à l'acte... par les mots, uniquement, bien sûr !
Bon téléchargement et bonne lecture. 

Polars Gratuits sur Amazon

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20 avril 2017

Colombe Schneck - Dix-sept ans

Colombe Schneck - Dix-sept ans

Dans ce roman, tout est très simple : la situation est simple, le cadre est simple, le style est simple et le thème est excessivement simple : il ne tient qu'en un mot : avortement. Un mot qu'on écrit dans des lois, sur des banderoles lors des manifs, dans des articles pour dire qu'on est pour, qu'on est contre, qu'il faut faire comme-ci, comme-ça, et qu'on associe ensuite à d'autres mots : liberté, tuer, droit, religion, mon corps, sa vie. Mais entre les opinions et la réalité, il y a un écart. Et Colombe Schneck nous aide à le franchir.
C'est ainsi que sur une situation plutôt simple (une adolescente découvre la sexualité... et sa grossesse), dans un cadre simple (famille plutôt aisée, parents ouverts, jeune fille libre, vive) et avec un style simple (pas de fioritures, des phrases courtes, directes, très explicites), l'auteur nous propose un roman fort. Car ce mot simple, que tant d'autres ont à la bouche ou au bout de la plume, elle lui donne chair. Et elle en montre toute la complexité. Elle montre tous les questionnements, tous les bouleversements physiques et toutes les douleurs, notamment celles qui naissent du silence, de l'indifférence, de la solitude que l'on connait quand on vit cet "événement". Le mot "événement" revient d'ailleurs souvent, en hommage au titre du roman autobiographique dans lequel Annie Ernaux a évoqué l'avortement qu'elle-même a connu, exactement vingt ans avant Colombe Schneck.
Et parmi tous les visages que Colombe Schneck donne à ce mot "avortement", c'est justement celui de la solitude qui est le plus frappant. Elle nous oblige ainsi à nous confronter à l'évidence que l'on cherche à oublier en transformant justement les "événements" personnels en statistiques, en textes de lois ou en articles de magazines. Et cette évidence, c'est que nous sommes seuls quand nous traversons une épreuve. Car, que l'on soit pour, que l'on soit contre ou que l'on soit totalement indifférent sur la question de l'avortement, on se doit de comprendre qu'il s'agit d'une épreuve. On ne se contente pas de faire disparaître une mèche rebelle d'un coup de peigne.
Et c'est pour cette raison que la douleur est encore augmentée par le sentiment de solitude. En lisant ce livre, j'ai a plusieurs reprises pensé à la chanson de Brel, intitulée "Seul", qui rappelle, elle aussi, que, face au chagrin, à la pauvreté, à la peur ou encore à la mort, on a beau être entouré, "on se retrouve seul". Dans le livre de Colombe Schneck cela semble d'autant plus troublant que, justement, le cadre que je décrivais plus haut aurait dû la prémunir contre cette solitude. Mais non. Ses parents sont ouverts, à l'écoute, l'accompagnent le jour de l'avortement. Mais pas un mot de réconfort après l'opération ; pas la moindre tentative pour chercher à comprendre ce qui se passe dans la tête de leur fille. Le seul point important est ce qui se passait dans son ventre ; et une fois que "cela" a été enlevé, le problème est réglé, inutile d'en reparler.
Cette douleur, l'auteur l'a portée, l'a pensée, l'a personnifiée, et cela pendant des années ; et des années après a choisi de la transformer en mots. Mais pas des mots simples comme ceux que l'on utilise pour se construire des remparts contre la réalité des événements. Non, des mots choisis, émouvants, qui veulent faire partager et essayer, le temps de quelques pages, de rompre cette solitude.
Un roman indispensable, pour tous, les jeunes filles de dix-sept ans, leurs aînées, leurs cadettes et les parents de chacune d'elles. Mais aussi leurs amoureux, leurs amis, leurs proches, leurs enseignants, tous ceux qui croient savoir ce que peut vouloir dire un simple mot. Mais qui ne peuvent saisir exactement ce que recèlent les définitions des dictionnaires.

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17 avril 2017

Prix en chute sur les ebooks !

A compter d'aujourd'hui, tous les romans des Editions Fin mars début avril sous formait Kindle voient leur tarif baisser.
Les romans contemporains sont proposés à 2,99 € et les polars à 0,99 €.
Vous pouvez les télécharger en cliquant sur les liens ci-dessous. Vous serez alors rediririgé vers 
la boutique Kindle de votre zone géographique.
Vous pouvez ainsi découvrir :

Et si vous préférez la version papier, sachez que ces titres existent aussi en grand format ou en livres de poche, à des tarifs très raisonnables.
Commandez-les directement sur le site des Editions Fin mars début avril : http://editionsfinmarsdebutavril.jimdo.com/catalogue/ 

Bonne lecture ! 

5 romans Fmda

 

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07 avril 2017

Promo du jour : 1,99€ pour Le Mariage d'Anne d'Orval sur Numilog

Aujourd'hui (et aujourd'hui seulement), la librairie numérique Numilog propose de télécharger mon tout premier roman pour 1,99€ !
Paru il y a dix ans, Le Mariage d'Anne d'Orval vous transporte bien plus loin : au tout début du XIIIè siècle.
Roman d'amour, roman de haine, roman d'honneur, ce texte vous invite à vous perdre sur les terres mystérieuses de Haute-Auvergne ; jusqu'à trouver la vérité.
Merci d'avance aux lecteurs qui se laisseront tenter, et au plaisir de lire vos comptes-rendus de lecture.

Promotion Numilog - Le Mariage d'Anne d'Orval - 07 avril 2017

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27 mars 2017

Fin (septième fois)

Fin

Point final de mon septième roman posé aujourd'hui. Cela veut dire que j'ai gagné le droit de le reprendre encore une fois depuis le début et le relire, le corriger, le rerelire, le recorriger, et........

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Pierre Bordage - L’Évangile du Serpent

Pierre Bordage - L’Évangile du Serpent

Quelle belle découverte ! Première rencontre avec la plume de Pierre Bordage, premier coup de coeur. Tout d'abord, j'ai aimé la densité du roman, qui entremêle les points de vue, qui entrecroisent les vies de quatre personnages principaux (quatre "évangélistes"). Tous tournent autour d'un cinquième protagoniste, central, fondamental : Vaï-Ka'i, surnommé "le Christ de l'Aubrac", un indien d'Amazonie, adopté par un couple du fin fond de la Lozère, et qui s'avère, en grandissant, être porteur d'une sagesse et de pouvoirs aussi exceptionnels l'une que les autres. 
Ces changements de vue participent à la richesse du roman, mais les thèmes abordés, nombreux mais tous liés et explorés avec rigueur, augmente encore l'intérêt de cette lecture. Il est question de sagesse, donc, de cette sagesse qui nous relie à notre mère la Terre et que la religion de la consommation et du paraître nous a fait oublier. Il est question de violence aussi : violence des armes, violence sexuelle, violence des extrémismes, violence de la domination masculine, violence économique, violence de la manipulation des médias. 
Un grand nombre de sujets pourrait faire craindre une indigestion, mais il n'en est rien, car Bordage sait les relier les uns aux autres sans artifice et, surtout, les aborder sans les simplifier, sans les caricaturer. On obtient donc un roman très vrai ; et même dans ses excès ou ses scènes surnaturelles, il reste très réaliste. 
C'est d'ailleurs un autre point fort, ce réalisme. Rien n'est omis, rien n'est édulcoré, toute la violence, toute la bassesse, et les moindres détails (physiologiques ou morbides) sont rendus avec la précision d'un peintre de miniatures et à l'aide d'un vocabulaire direct, sans ambiguïté, et même très cru quand le contexte l'exige.
C'est d'ailleurs la deuxième force de ce roman : son vocabulaire et, plus généralement, son style : pas de phrases toutes faites, pas d'expressions banales, pas de facilités, un langage riche, varié, évocateur, la recherche constante de la précision et l'absence de répétitions ou de platitudes qui font monter l'ennui à la lecture de romans étiquetés "thrillers" alors qu'il font surtout frémir par l'indigence de leur style. 
Et d'ailleurs, est-ce un thriller? Le suspense entretenu tout au long de ses 600 pages, quel que soit le point de vue employé, les scènes de violence sans fard, les passages un peu sanglants, pourraient le laisser penser. Mais ne s'agit-il pas aussi d'un roman de politique-fiction, confrontant djihadistes et maîtres du pouvoir de notre beau pays, prêts à regarder tomber les morts si cela peut servir leurs intérêts ? Mais il pourrait tout autant s'agir d'un roman d'amour... ou de deux romans d'amour... ou d'une foule toujours plus importante de romans d'amour. Ou bien d'un roman fantastique, avec ses miracles et ses manipulations mentales par technologie interposée. Ou encore d'un pamphlet contre le formatage de notre pensée par la presse à scandale et la télé remue-fange. Ou, enfin, d'un manifeste écologiste et pacifiste, humaniste, en somme.
En réalité, je crois que ce livre est tout cela à la fois. Et c'est aussi l'une de ses grandes qualités : il est impossible à placer dans une case. 
Néanmoins, le dernier point évoqué est sans aucun doute le cœur de cette oeuvre : même si l'on ne peut effacer de sa mémoire les moments de violence et de sang, il reste, une fois la dernière page tournée, la force des idées humanistes développées par Pierre Bordage. Et c'est sans doute ce contraste entre le monde actuel qu'il décrit, déréglé tant dans son comportement que dans son climat, et l'idéal paisible et généreux de Vaï-Ka'i qui marque les lecteurs. En tout cas, cela m'a marqué. Et donné envie de retrouver la plume de cet auteur.

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26 mars 2017

Printemps des lecteurs !

Nous sommes fin mars début avril, et c'est le printemps ! Oui, je sais, ce n'est pas une grande nouvelle, mais c'est l'occasion pour mois de donner la parole à mes lecteurs.
Voilà en effet sept ans que je me suis lancé dans l'aventure des Editions Fin mars début avril. Cinq romans sont parus à ce jour, et m'ont permis des rencontres, des partages, des soutiens, des joies et... des doutes.
Une correctrice rigoureuse (et exigeante ; n'est-ce pas Lucile?), des photographes talentueux (Val Tilu, Claire Louria, Markus Biehal, Matthew Jake Kane...), un graphiste rapide et disponible, un imprimeur efficace et sérieux ont donné vie à ces mots que j'avais fait sortir de ma tête.
Puis de nombreux lecteurs ont découvert ce que j'écrivais, des libraires passionnés (que je ne peux lister, de peur d'en oublier et d'en vexer certains) m'ont soutenu, des blogueurs (en réalité surtout des blogueuses), m'ont suivi, et tous, virtuellement ou IRL m'ont aidé à aller à la rencontre de nouveaux lecteurs.
Et c'est ainsi qu'ont pu vivre Invitation pour la petite fille qui parle au vent ;  Se retenir aux brindilles ; Albédodans le style "contemporain" ; ou encore Le Sixième Crime et Derrière toute chose exquise, mes deux "polars psychologiques".
Un grand merci à toutes ces personnes sans qui cette aventure n'aurait jamais pu existé et prendre une telle ampleur.

Mais maintenant, parlons de vous, les lecteurs. Les curieux qui ont osé, les fidèles qui ont continué, les enthousiastes qui ont partagé. Ce que je vous demande aujourd'hui, c'est de participer à une petite rétrospective : dites-moi ce que vous avez pensé de la lecture de mes romans, ce que cela a remué en vous, quelles émotions, quelles réflexions, quels souvenirs cela a suscité dans votre esprit. 

Je vous invite donc à aller sur le blog des Editions Fin mars début avril et de laisser votre contribution sous forme de commentaire. 
Merci par avance.

Bonne écriture, bonne lecture et beau printemps à tous !

Cerisier en fleurs - 26 mars 2017

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22 mars 2017

Dédicace à la librairie Elizéo - 1er avril 2017

Samedi 1er avril, je suis invité par la librairie Elizeo, à Tarare (Rhône) pour une journée de dédicace. 
Je serai présent de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.
L'adresse de la librairie est 1 Rue Anna Bibert 69170 TARARE.
Au plaisir de découvrir de nouveaux lecteurs nombreux et passionnés. 

6 romans Sébastien Fritsch

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20 mars 2017

Poser le mot "Epilogue"

Aujourd'hui, je me suis fait un petit cadeau d'anniversaire : j'ai réussi à écrire 15 pages de mon septième roman... et à poser le mot "épilogue". Bien sûr, il me reste à rédiger les quatre ou cinq dernières pages de cette ultime partie. Et après ça il va falloir relire tout ça (et tout ce qui précède) à tête reposée. Mais arriver à mener jusque là ce roman commencé en février 2016, cela fait un très grand plaisir. 
Bon, on s'y remet... ou on laisse mûrir les dernières phrases?

L'Expérience Cendrillon - Capture d'Ecran Epilogue

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19 mars 2017

Journées Internationales du Livre Voyageur - Cinquième Edition

Mardi 21 et mercredi 22 mars 2017, les Journées internationales du livre voyageur se dérouleront à nouveau. 
Ne serait-ce pas une belle occasion de faire découvrir, par le simple jeu du hasard, l'un ou l'autre de mes romans à de nouveaux lecteurs ? Puis de voir jusqu'où ces livres pourront aller?
J'ai bien envie de lancer Albédo dans la danse. Et peut-être d'autres de mes romans... je vais y réfléchir.
Et si vous aussi vous voulez faire voyager des livres que vous aimez pour les faire découvrir à d'autres passionnés, il suffit de suivre les instructions et de remplir le formulaire accessible en cliquant ce lien

Bon voyage à nos livres ! Bonne lecture à leurs futurs détenteurs ! 

Journées internationales du livre voyageur 2017

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