Sébastien Fritsch, Ecrivain

27 mars 2017

Fin (septième fois)

Fin

Point final de mon septième roman posé aujourd'hui. Cela veut dire que j'ai gagné le droit de le reprendre encore une fois depuis le début et le relire, le corriger, le rerelire, le recorriger, et........

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Pierre Bordage - L’Évangile du Serpent

Pierre Bordage - L’Évangile du Serpent

Quelle belle découverte ! Première rencontre avec la plume de Pierre Bordage, premier coup de coeur. Tout d'abord, j'ai aimé la densité du roman, qui entremêle les points de vue, qui entrecroisent les vies de quatre personnages principaux (quatre "évangélistes"). Tous tournent autour d'un cinquième protagoniste, central, fondamental : Vaï-Ka'i, surnommé "le Christ de l'Aubrac", un indien d'Amazonie, adopté par un couple du fin fond de la Lozère, et qui s'avère, en grandissant, être porteur d'une sagesse et de pouvoirs aussi exceptionnels l'une que les autres. 
Ces changements de vue participent à la richesse du roman, mais les thèmes abordés, nombreux mais tous liés et explorés avec rigueur, augmente encore l'intérêt de cette lecture. Il est question de sagesse, donc, de cette sagesse qui nous relie à notre mère la Terre et que la religion de la consommation et du paraître nous a fait oublier. Il est question de violence aussi : violence des armes, violence sexuelle, violence des extrémismes, violence de la domination masculine, violence économique, violence de la manipulation des médias. 
Un grand nombre de sujets pourrait faire craindre une indigestion, mais il n'en est rien, car Bordage sait les relier les uns aux autres sans artifice et, surtout, les aborder sans les simplifier, sans les caricaturer. On obtient donc un roman très vrai ; et même dans ses excès ou ses scènes surnaturelles, il reste très réaliste. 
C'est d'ailleurs un autre point fort, ce réalisme. Rien n'est omis, rien n'est édulcoré, toute la violence, toute la bassesse, et les moindres détails (physiologiques ou morbides) sont rendus avec la précision d'un peintre de miniatures et à l'aide d'un vocabulaire direct, sans ambiguïté, et même très cru quand le contexte l'exige.
C'est d'ailleurs la deuxième force de ce roman : son vocabulaire et, plus généralement, son style : pas de phrases toutes faites, pas d'expressions banales, pas de facilités, un langage riche, varié, évocateur, la recherche constante de la précision et l'absence de répétitions ou de platitudes qui font monter l'ennui à la lecture de romans étiquetés "thrillers" alors qu'il font surtout frémir par l'indigence de leur style. 
Et d'ailleurs, est-ce un thriller? Le suspense entretenu tout au long de ses 600 pages, quel que soit le point de vue employé, les scènes de violence sans fard, les passages un peu sanglants, pourraient le laisser penser. Mais ne s'agit-il pas aussi d'un roman de politique-fiction, confrontant djihadistes et maîtres du pouvoir de notre beau pays, prêts à regarder tomber les morts si cela peut servir leurs intérêts ? Mais il pourrait tout autant s'agir d'un roman d'amour... ou de deux romans d'amour... ou d'une foule toujours plus importante de romans d'amour. Ou bien d'un roman fantastique, avec ses miracles et ses manipulations mentales par technologie interposée. Ou encore d'un pamphlet contre le formatage de notre pensée par la presse à scandale et la télé remue-fange. Ou, enfin, d'un manifeste écologiste et pacifiste, humaniste, en somme.
En réalité, je crois que ce livre est tout cela à la fois. Et c'est aussi l'une de ses grandes qualités : il est impossible à placer dans une case. 
Néanmoins, le dernier point évoqué est sans aucun doute le cœur de cette oeuvre : même si l'on ne peut effacer de sa mémoire les moments de violence et de sang, il reste, une fois la dernière page tournée, la force des idées humanistes développées par Pierre Bordage. Et c'est sans doute ce contraste entre le monde actuel qu'il décrit, déréglé tant dans son comportement que dans son climat, et l'idéal paisible et généreux de Vaï-Ka'i qui marque les lecteurs. En tout cas, cela m'a marqué. Et donné envie de retrouver la plume de cet auteur.

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26 mars 2017

Printemps des lecteurs !

Nous sommes fin mars début avril, et c'est le printemps ! Oui, je sais, ce n'est pas une grande nouvelle, mais c'est l'occasion pour mois de donner la parole à mes lecteurs.
Voilà en effet sept ans que je me suis lancé dans l'aventure des Editions Fin mars début avril. Cinq romans sont parus à ce jour, et m'ont permis des rencontres, des partages, des soutiens, des joies et... des doutes.
Une correctrice rigoureuse (et exigeante ; n'est-ce pas Lucile?), des photographes talentueux (Val Tilu, Claire Louria, Markus Biehal, Matthew Jake Kane...), un graphiste rapide et disponible, un imprimeur efficace et sérieux ont donné vie à ces mots que j'avais fait sortir de ma tête.
Puis de nombreux lecteurs ont découvert ce que j'écrivais, des libraires passionnés (que je ne peux lister, de peur d'en oublier et d'en vexer certains) m'ont soutenu, des blogueurs (en réalité surtout des blogueuses), m'ont suivi, et tous, virtuellement ou IRL m'ont aidé à aller à la rencontre de nouveaux lecteurs.
Et c'est ainsi qu'ont pu vivre Invitation pour la petite fille qui parle au vent ;  Se retenir aux brindilles ; Albédodans le style "contemporain" ; ou encore Le Sixième Crime et Derrière toute chose exquise, mes deux "polars psychologiques".
Un grand merci à toutes ces personnes sans qui cette aventure n'aurait jamais pu existé et prendre une telle ampleur.

Mais maintenant, parlons de vous, les lecteurs. Les curieux qui ont osé, les fidèles qui ont continué, les enthousiastes qui ont partagé. Ce que je vous demande aujourd'hui, c'est de participer à une petite rétrospective : dites-moi ce que vous avez pensé de la lecture de mes romans, ce que cela a remué en vous, quelles émotions, quelles réflexions, quels souvenirs cela a suscité dans votre esprit. 

Je vous invite donc à aller sur le blog des Editions Fin mars début avril et de laisser votre contribution sous forme de commentaire. 
Merci par avance.

Bonne écriture, bonne lecture et beau printemps à tous !

Cerisier en fleurs - 26 mars 2017

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22 mars 2017

Dédicace à la librairie Elizéo - 1er avril 2017

Samedi 1er avril, je suis invité par la librairie Elizeo, à Tarare (Rhône) pour une journée de dédicace. 
Je serai présent de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.
L'adresse de la librairie est 1 Rue Anna Bibert 69170 TARARE.
Au plaisir de découvrir de nouveaux lecteurs nombreux et passionnés. 

6 romans Sébastien Fritsch

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20 mars 2017

Poser le mot "Epilogue"

Aujourd'hui, je me suis fait un petit cadeau d'anniversaire : j'ai réussi à écrire 15 pages de mon septième roman... et à poser le mot "épilogue". Bien sûr, il me reste à rédiger les quatre ou cinq dernières pages de cette ultime partie. Et après ça il va falloir relire tout ça (et tout ce qui précède) à tête reposée. Mais arriver à mener jusque là ce roman commencé en février 2016, cela fait un très grand plaisir. 
Bon, on s'y remet... ou on laisse mûrir les dernières phrases?

L'Expérience Cendrillon - Capture d'Ecran Epilogue

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19 mars 2017

Journées Internationales du Livre Voyageur - Cinquième Edition

Mardi 21 et mercredi 22 mars 2017, les Journées internationales du livre voyageur se dérouleront à nouveau. 
Ne serait-ce pas une belle occasion de faire découvrir, par le simple jeu du hasard, l'un ou l'autre de mes romans à de nouveaux lecteurs ? Puis de voir jusqu'où ces livres pourront aller?
J'ai bien envie de lancer Albédo dans la danse. Et peut-être d'autres de mes romans... je vais y réfléchir.
Et si vous aussi vous voulez faire voyager des livres que vous aimez pour les faire découvrir à d'autres passionnés, il suffit de suivre les instructions et de remplir le formulaire accessible en cliquant ce lien

Bon voyage à nos livres ! Bonne lecture à leurs futurs détenteurs ! 

Journées internationales du livre voyageur 2017

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14 mars 2017

Kyle Eastwood - The Promise

Kyle Eastwood - The Promise - Screenshot Youtube

 

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13 mars 2017

Noces d'étain

Dix ans de mariage, ce sont bien les noces d'étain ? Eh bien, aujourd'hui, ce sont les dix ans du Mariage d'Anne d'Orval. Et ça mériterait sans doute de remplir cette coupe d'un breuvage un peu festif. Nous allons y réfléchir.
Tout ça pour vous dire que le 13 mars 2007, les Editions Créer donnaient vie à mon tout premier roman ; ce dont je leur serai toujours reconnaissant. Mais à quoi bon ces tournures impersonnelles : disons-le haut et fort, les Editions Créer, ce sont Valérie Marty, une éditrice qui rassemble courage, volonté, honnêteté (si, si, il y a des éditeurs comme ça), sans oublier la gentillesse, et Eliane, qui a un oeil sur tout (et surtout un oeil très positif sur mes romans, même ceux qui sont parus ailleurs par la suite ; une de mes premières fans, en somme). Un grand merci à elles deux.
Pour ne rien vous cacher, Le Mariage d'Anne d'Orval n'était pas le premier roman que j'écrivais (j'en reparlerai), et il avait nécessité plusieurs années de travail (j'en reparlerai), mais, enfin, après moults refus (j'ai une belle collection de lettres-types d'éditeurs : je pourrais presque ouvrir un musée ; mais j'en reparlerai), une éditrice avait donc fait le choix de donner sa chance à l'une de mes productions.
Et depuis dix ans, ce roman médiéval, d'amour, de haine, de mystère, ce conte étrange dans lequel j'ai mis tant d'énergie, d'imagination, d'heures de recherches, d'écriture, de relecture, de correction, de doutes et d'émotion, est là ; encore et toujours là. Il m'a conduit au salon du livre de Paris, à la Foire du Livre de Brive (pas du tout la même ambiance !), et dans des dizaines d'autres lieux : Bordeaux, Saint-Etienne, Montluçon, Châteauroux... Il m'a offert des rencontres, avec des lecteurs, des blogueurs (surtout des blogueuses), des libraires, d'autres auteurs, des éditeurs (un, surtout ; mais j'en reparlerai). Il m'a valu des questions, des étonnements de la part d'amis qui n'imaginaient pas que je puisse imaginer des choses pareilles (j'en reparlerai). Il m'a aussi valu des mots de félicitations, des compte-rendu élogieux (si, si, je n'exagère pas ; sachez de toute façon que je ne suis pas d'une nature particulièrement vantarde... alors, si je le dis ainsi, c'est qu'il n'y a pas d'autres façons de le dire), il m'a donné en somme tout ce que j'attendais au moment où je désirais si ardemment faire publier un roman : le retour de lecteurs touchés, transportés dans une autre époque, dans des questionnements, des émotions, des peurs. Toutes les raisons pour lesquelles un écrivain écrit.
Alors, comme je l'ai dit, je reparlerai des années (pas loin d'une trentaine) qui m'ont conduit d'une pulsion d'écriture un peu désordonnée jusqu'à cette première réalisation aboutie. Mais pour l'instant, fêtons ces dix ans du Mariage d'Anne d'Orval de la manière la plus digne (et néanmoins fière) qui soit. Et si vous n'avez pas de coupe en étain et de vin épicé, le cristal et le champagne iront très bien ! A la vôtre !

Le Mariage d'Anne d'Orval - Noces d'étain



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11 mars 2017

Jeanne Benameur - Profanes

Profanes - Jeanne Benameur

Croyez-moi : j'ai vraiment essayé de m'accrocher. Mais ma difficulté à entrer dans ce roman s'est finalement changé en impossibilité à dépasser la page 145. Ce n'est pas le manque d'action (je suis fan de Modiano, ce qui vous donne une idée sur ma tolérance face au roman où ils ne se passe rien), mais plutôt le vide qui réside dans tout le reste : les personnages, le style, les idées.
Les premiers sont des stéréotypes, décrits par petites bribes, jetées de loin en loin et sans aucune profondeur : les gens du peuple ont des parents alcooliques, les artistes peintres ont une douleur qui les a conduit vers leur art ; les anciens militaires sont torturés par leur passé sur les champs d'horreur.
Le style, quand à lui, est froid, plat, sans recherche, bourré de répétitions et de mots vagues (et laids, en plus), tels que "objets", "choses". Cela n'aide pas à trouver du sens aux états d'âmes des protagonistes : leurs pensées, leur sentiments, leurs émotions, énoncés si froidement, sans finesse, sans efforts, paraissent artificiels. Et ce qui n'arrange rien, l'auteur se sent obligée de massacrer la ponctuation pour se donner un genre innovant. Sauf que ça n'est plus tellement innovant : Ouest de François Vallejo m'avait déjà suffisamment agacé pour la même raison et c'était... il y a bien dix ans. Alors supprimer les virgules, les guillemets... ça n'est pas très neuf. Et en utiliser quand même par-ci, par-là... c'est plutôt incohérent et assez étonnant. En tout cas, je n'ai compris ni la logique ni l'utilité de ces changements. Quoi qu'il en soit, comme dans Ouest, je trouve que l'on perd aussi beaucoup de profondeur, de chaleur, de vie, de richesse, quand on construit des conversations ou quand on évoque des pensées par de simples alignements de mots, sans les respirations que permet la ponctuation.
Dernier point, les idées. Apparemment, l'argument central du livre est la foi : foi en Dieu pour certains, foi en l'homme, en la vie pour d'autres ; et le recours que l'on peut trouver dans cette foi, religieuse ou profane (d'où le titre du roman, si jamais tu te posais la question). Mais bon. A part quelques phrasounettes pseudo-philo de temps à autre, je ne vois pas trop quelle thèse a voulu développer Jeanne Benameur. Et les tentatives d'aphorismes abscons qu'elle sème au fil des pages n'éclairent pas vraiment.
Exemples : "la mort est un point. Seulement un point. Et un point est pas une frontière". (page 142)
"Le monde est acceptable si on voit les choses une par une. C'est l'emmêlement qui ne l'est pas." (page 145).
C'est là que j'ai lâché.

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06 mars 2017

Donato Carrisi - Le Chuchoteur

Donato Carrisi - Le Chuchoteur

Difficile pour moi de comprendre le succès de ce livre. A moins qu'il s'agisse d'un phénomène de manipulation psychologique de masse (comme en sont capables les "chuchoteurs") et que j'ai eu la chance de passer à côté.
Des prix, des centaines de milliers d'exemplaires vendus, des déluges d'éloges, mais pour quoi?
Pour un roman sans style, farci de répétitions qui dénotent un manque de vocabulaire affligeant et traduit à la va-vite (pour info, le médicament Atenololo a un nom français : Atenolol ; eh oui, beaucoup de mots italiens masculins se terminent par O... alors que ce n'est pas le cas de leur équivalent en français ; quelle découverte !). Enfin, de thriller, ce bouquin n'en a que l'intitulé sur la couverture : aucun suspense, aucune réflexion des enquêteurs lancés à la poursuite d'un tueur en série comme des clebs derrière la camionnette d'un charcutier : on lit juste une succession de petites histoires (bourrées de poncifs et agrémentées de récitations scolaires des passages les plus croustillants de l'encyclopédie des tueurs en série), organisées au fur et à mesure de la découverte des cadavres de cinq petites filles assassinées "sauvagement" (oui, pour faire vraiment thriller, il faut du sauvage, du dégueulasse et si, en plus, les victimes sont des petites filles, la machine à cash marche deux fois plus vite). Les pauvrettes ont été tuées par un sadique qui leur a coupé le bras gauche pour les laisser se vider de leur sang. Pourquoi le bras gauche? On le découvre à la fin, lorsque nous est exposé l'une des clés de l'intrigue. Enfin, quand je dis "clés", je devrais plutôt dire "invraisemblances", "grosses ficelles", "astuces scénaristiques à deux balles".
Le roman est en effet truffé de rebondissements tirés par les cheveux, de découvertes qui tombent comme des cheveux sur la soupe et de situations totalement illogiques qui donnent simplement envie de s'arracher les cheveux. (Oui, je sais, ce n'est pas drôle, mais je me mets au niveau. Essayez de me comprendre et arrêtez de couper les cheveux en quatre).
Exemple (attention, je spoile un peu : méfiez-vous si, après avoir lu ce que j'ai écris plus haut, vous avez toujours envie de lire ce bouquin) : Mila, l'héroïne, est une fliquette spécialisée pour retrouver les enfants enlevés. Elle est donc invitée à prêter main forte à une équipe d'enquêteurs qui ont cinq disparitions sur les bras. Elle entre donc dans l'équipe après que les enlèvements et tout le plan diabolique du chuchoteur ait été imaginé. Et pourtant, la prétendue "clé" de l'intrigue qui est divulguée à la fin fait le lien entre le tueur en série et... Mila, justement. Il a un don de divination, le garçon, ou quoi ?
Autre exemple : dans le déroulement du plan du tueur, il est prévu de séquestrer une mère et ses deux enfants ; et cela dure six mois (et ça finit pas bien pour eux, croyez-moi). Comment expliquez-vous que personne ne se soit demandé où était passée cette pauvre famille pendant une telle durée? Les voisins, les collègues de la dame, les copains des enfants, les profs, les grands-parents : personne pour venir demander des nouvelles? Ben non, sinon le scénario du roi du thriller tombe à l'eau. Alors on évacue l'éventualité d'une intervention extérieure en écrivant simplement que la femme séquestrée avec ses enfants voyait rarement ses propres parents. On ne précise pas qu'il ne savent pas utiliser un téléphone, mais ça doit être sous-entendu. Et voilà : c'est plié. Une autre question ?
Troisième (et dernier, promis, juré, craché par terre, si je mens, je vais en enfer... ou alors je lis un autre Donato Carrisi) exemple : l'un des cadavres de fillettes a été retrouvé dans les sous-sols d'un ancien orphelinat abandonné, perdu au milieu des bois (ouh, le beau cliché qui fait peur !) ; tous les flics inspectent l'endroit, ça envoie des experts dans tous les coins, du sol au plafond, puis, comme on ne trouve rien (sinon des larmes, cinq litres de larmes, mais des larmes artificielles, ce qui explique que, même si le cadavre est resté là plusieurs jours, elles n'aient pas séché : ben oui, l'eau ne s'évapore pas aussi vite si elle est salée naturellement ou artificiellement, vous ne saviez pas ça? ) mais ou en étais-je ? Ah oui ! Tous les flics, les experts, les photographes et les dizaines de gars qui ont passé au peigne fin l'ancien-orphelinat-abandonné-perdu-au-milieu-des-bois ont donc plié bagages. Et là, qu'est-ce qu'elle fait notre Mila? En pleine nuit? Elle va vérifier si on n'aurait pas oublié un petit détail, genre un micro dans un mur. Alors elle y retourne à l'ancien-orphelinat-abandonné-perdu-au-milieu-des-bois. Toute seule. En pleine nuit (oui, je me répète, moi aussi). Vous le voyez arriver, le TGV qui fonce dans le tunnel tous phares allumés ?
Et des exemples comme ça, d'une finesse aussi confondante, il y en a à chaque page ou à peu près.
Pourtant, je suis allé au bout de ma lecture... Je voulais savoir si un petit truc, à la fin, allait rattraper le tout. Mais non. C'est encore pire. Encore plus invraisemblable, incompréhensible, inintéressant.
Mais pourquoi donc, n'ai-je pas été emporté par ce fantastique thriller ("inspiré de faits réels"!)? Soit je suis vraiment trop bas du front pour comprendre, soit... Mais oui, c'est ça ! Je suis jaloux ! Je suis un écrivain jaloux du succès des autres et c'est pour ça que je m'amuse à dézinguer le boulot des autres. Ah, ben non, en fait. J'adore Modiano, Irving, Vargas, Connely... des auteurs qui ont du succès, eux aussi. Et un vrai style. 

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13 février 2017

Françoise Sagan - Un peu de soleil dans l'eau froide

Françoise Sagan - Un peu de soleil dans l'eau froide

Comment un sujet et des protagonistes plutôt banals peuvent donner naissance à un beau roman ? Le secret de cette réussite est sans doute le talent ; mais ce serait un peu court de n'avancer que cet argument. D'autant plus que, personnellement, je suis plutôt réticent à me plonger dans la lecture d'auteurs proclamés "talentueux" par la critique et les lecteurs de manière un peu trop unanime. Je suis bien souvent déçu et m'étonne parfois de cet engouement. Dans le cas de François Sagan, bien sûr, le succès ne date pas d'hier et il doit être possible de dire que s'il a survécu à l'épreuve du temps, c'est sans doute qu'il était justifié.
Mais revenons à ce soleil dans l'eau froide. Sujet banal ? Oui : histoire d'amour entre deux personnes que tout oppose : les origines (Paris/Province), le mode de vie, les goûts. Mais le hasard les rassemble et la passion les unit. C'est alors que se révèle ce qui différencie vraiment ces deux personnages, bien plus encore que le lieu où ils vivent où l'usage qu'il font de leur temps.
Car pour le journaliste parisien à tendance dépressive et alcoolique, la passion est un jeu, de celui qui fait choisir une femme comme on effeuille une marguerite... et qui pousse à la jeter dès que l'amusement se fane. Et dans ce jeu, les états d'âme égotistes, les interprétations, les postures de victime, font partie de la panoplie.
Au contraire, pour la bourgeoise de Limoges, femme de notable oisive, la passion est un engagement, une ligne droite à sens unique. Ses phrases, ses gestes, tout son être ne sont que transparence.
Dans l'esprit du premier, la passion, l'amour physique est un sujet de réflexion ou (selon l'alcoolémie et l'heure de la nuit) de discussion entre hommes, un verre à la main et une clope au bec.
Dans l'esprit de la seconde, l'amour est un mode de vie. Il implique la vérité, totale, même si cela impose de passer des obstacles difficiles. Dans une ligne droite à sens unique, on ne fait pas demi-tour et on ne sort par de la route. Jamais.
Alors si le talent de Sagan existe, on peut aisément lui trouver des arguments dans cette capacité à évoquer, très finement, très précisément, les couleurs si différentes de ces deux esprits antagonistes. Et à construire sur ces bases (la ligne droite de la femme et le tracé sinueux et incertain de l'homme), une intrigue solide ; et qui s'avère, malgré la légèreté du début, irrémédiable.
En plus de cela, la clarté, l'élégance du style viennent aussi appuyer le plaisir de la lecture. Mais ce n'est pas vraiment en plus, puisque sans ce style, il n'est pas évident que le lecteur parviendrait à saisir les démonstrations que fait l'auteur du fonctionnement psychologique de ses personnages. Et il n'est pas sûr que l'envie d'avancer avec eux pourrait être aussi forte.
Enfin, petit détail non négligeable : l'auteur sait aussi manier un humour léger, dont elle use pour se moquer avec la même jubilation de ces mondes (celui des intellos parisiens et celui des bourgeois de Province). Par son écriture, les clichés, habituellement plus lassants qu'amusants, reprennent du mordant.
En conclusion, je dois avouer que je me sens réconcilié avec Sagan, dont je n'avais pas vraiment apprécié Bonjour tristesse. Cela m'avait conduit à négliger cet écrivain jusqu'à maintenant. Je crois qu'il va falloir que je me rattrape. Peut-être en relisant justement son tout premier roman. Mon avis serait peut-être tout autre aijourd'hui.

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30 janvier 2017

Kyle Eastwood - The Promise (live at Abbey Road Studios)

the-view-from-here-kyle-eastwood

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16 janvier 2017

Septième roman

Envie de remettre la tête là où m'attendent mes personnages. Cela fait près d'un an que nous ne nous sommes pas vus. 
Sumarak - OpenStreetMap

(c) Contributeur de OpenStreetMap

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06 janvier 2017

Nouvelle présentation du site des Editions Fin mars début avril

En ce début d'année, le site des Editions Fin mars début avril fait peau neuve.
Plus clair, plus simple, il permet toujours de découvrir des extraits, des avis de lecteurs (encore plus nombreux), des articles de presse ou des interviews radio... et, évidemment, il vous permet de commander votre exemplaire du roman de votre choix. 
Cliquez simplement sur la vue ci-dessous et vous y serez. 
Bonne visite, bonne commande et bonne lecture.
A partager sans modération !

Site FMDA - Nouvelle Présentation janvier 2017

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01 janvier 2017

Mieux que des souhaits : des projets !

Osons en construire quelques-uns ensemble !

VOEUX 2017

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11 décembre 2016

Marillion en concert à Lyon ce soir... et en toile de fond de "Se retenir aux brindilles" tout le temps

Ce soir, concert de Marillion à Lyon, au Radiant-Bellevue ! Pour les lyonnais fans de ce groupe, c'est peut-être l'occasion de découvrir Se Retenir aux brindilles : un roman qui vous promène entre Lyon et la Dombes, entre peur et courage, entre nostalgie et espoir, avec notre groupe préféré en bande sonore.

Bon concert et bonne lecture !

Marillion au Radiant-Bellevue - 11 décembre 2016

 

 

Se_retenir_aux_brindilles___Premi_re_de_couverture

 

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