13 août 2020
Un an avec Ernie
Eté 2019 : j'attaquais les premiers chapitres de mon roman sur Ernest Rutherford, que j'avais choisi de débuter en 1896. Un an plus tard, j'ai atteint l'année 1912... et rédigé quelque 670 pages.
En 1912, Ernie a 41 ans. Il est marié depuis 11 ans avec May, son amour de jeunesse, ils ont une fille, Eileen, née en mars 1901, ils ont vécu à Montréal puis l'ont quitté pour Manchester. Au cours de ces années, le "Prof", comme l'appelait Hans Geiger (ou "Papa" comme le désignaient la majorité des autres membres de son équipe), a fait progresser les connaissances sur la radioactivité, a établi un nouveau modèle d'atome, a obtenu un prix Nobel et divers autres honneurs, a entraîné derrière lui des dizaines de jeunes chercheurs, contaminés par son enthousiasme et son énergie, (et dont certains laisseront eux aussi leur marque) ; il a rencontré Marie Curie, Albert Einstein, Harriet Brooks, J.J. Thomson, Paul Langevin, Lord Kelvin, Niels Bohr, Chaïm Weizmann, Hendrik Lorentz, pour ne citer que les plus importants ;
il m'a permis d'approfondir mes connaissances d'une époque fascinante, pleine de révélations scientifiques, d'espoirs... et de menaces ; il m'a fait visiter des villes en pleine expansion, telles que Christchurch ou Montréal, où j'ai pu observer des endroits qui valaient le détour (mais dont certains n'existent plus ou ont perdu de leur superbe) ; il m'a donné la chance de mieux le cerner, de découvrir derrière le grand savant un homme simple, drôle, franc, entier, ouvert, respectueux, progressiste, féministe, humain en somme. Et pendant cette année en sa compagnie, j'ai réalisé que mon idée de vouloir lui rendre hommage valait vraiment la peine d'être menée à son terme : Ernest Rutherford mérite d'être bien plus largement connu et d'être cité en exemple pour ses méthodes et ses idées.
Mais il est temps pour moi de mettre ce projet en sommeil : ce sera bientôt la fin du "confinement" que j'ai vécu pendant dix mois du fait d'un "incident" de santé qui m'a offert cette disponibilité pour mon roman mais ne m'a pas permis d'être toujours aussi "productif" que je l'aurais souhaité.
En espérant qu'il n'y ait pas de rechute, je vais donc reprendre mon autre métier, l'enseignement.
So long, Ernie ! And thanks for all !
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La première image représente Ernest Rutherford en 1896, au moment où il quitte Christchurch et la Nouvelle-Zélande pour gagner l'Angleterre et Cambridge.
La deuxième le représente en 1908 (je n'en ai pas trouvée de suffisamment nette datant de 1912), alors qu'il vient de remporter un prix Nobel pour les travaux qu'il a réalisés à Montréal. A l'époque, il travaille à Manchester depuis un an.
(En passant, les quatres villes citées ici, réparties sur trois continents, représentent les quatre étapes de sa carrière).
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La première image représente Ernest Rutherford en 1896, au moment où il quitte Christchurch et la Nouvelle-Zélande pour gagner l'Angleterre et Cambridge.
La deuxième le représente en 1908 (je n'en ai pas trouvée de suffisamment nette datant de 1912), alors qu'il vient de remporter un prix Nobel pour les travaux qu'il a réalisés à Montréal. A l'époque, il travaille à Manchester depuis un an.
(En passant, les quatres villes citées ici, réparties sur trois continents, représentent les quatre étapes de sa carrière).
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