Je ne parviens qu’à m’effacer ;
Mon avenir se peint au mur.
Je me souviens du temps passé
Où devenir était futur.

Le soir s'étend, j’attends, lassé,
De pouvoir de nouveau t’enlacer,
Sans ces deux pauvres mains froissées,
Sans ces deux pauvres bras blessés.

Pourrai-je alors te consoler
De ces années abandonnées ?
Revoir mon corps te cajoler,
Pour que cela soit pardonné ?

Je suis novembre ;
Quand les oiseaux gris tremblent,
Dans le vent, ils ressemblent
A la lente danse de mes membres.

Je suis novembre ;
Tu me souris, il me semble,
Mais je sais tes lèvres qui tremblent ;
Tu sais le lieu qu’est cette chambre.