Voici un récapitulatif des romans lus pendant mes vacances. Sur certains titres, il y a des liens vers les avis que j'ai déjà rédigés. Pour les autres, je me contente de quelques lignes ci-dessous. Et en ce qui concerne les deux romans que j'ai relus trois fois chacun pendant le mois d'août, il faudra attendre un peu pour les lire vous aussi...

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- La Vie Interdite, de Didier van Cauwelaert.

- Le Baiser dans la Nuque, d'Hugo Boris.

- Mal de Pierres, de Milena Agus

- Ouest, de François Vallejo

- Thomas l'Imposteur, de Jean Cocteau : style désuet, mais poétique ; intéressant pour la vision de l'époque ; portrait de l'imposteur bien rendu (égoisme, aveuglement face aux sentiments des autres, inconscience devant le danger,) mais le manque de discernement de son entourage (ses "victimes") est surprenant.

- Mon Vieux, de Thierry Jonquet, lourd, lent, sans rebondissement, cousu de fil blanc ("est-ce que je vais faire ce que je dois faire ?", se demande le personnage principal. "Ah ben non !", "ah ben peut-être !" "Ah ben oui, quand même !" "Ah ben finalement pas !"... Que dire d'autre ?
Ah, oui : pourquoi ce livre est-il présenté comme une roman noir ? C'est une chronique sociale sur les SDF et sur les conditions de vie dans les maisons de retraite (avec, peu finement amenés, les effets dévastateurs de la canicule de 2003). C'est aussi l'histoire d'un père et de sa fille qui finalement finit bien, mais en queue de poisson (comme le reste du livre), à force de tourner en "Ah ben non !" puis "ah ben si !", puis....

- La Sieste Assassinée, de Philippe Delerm : exquis, comme une petite friandise. Bien sûr, il existe nombre d'écrivains aux romans roboratifs, plantureux et gouleyants, mais une friandise légère et douce, de temps en temps, c'est aussi très agréable.

- Péplum, d'Amélie Nothomb.

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Après ces lectures, j'avais le choix entre reprendre "L'Elégance du Hérisson" (gisant toujours sur ma table de nuit, avec un marque-page coincé à la page 250 et quelques) ou me plonger dans "Je te retrouverai" le dernier John Irving (Quelle honte ! Pourquoi lui avoir donné un titre à la Marc Lévy ? En plus, la traduction du titre original est : "Jusqu'à ce que je te retrouve" : ça n'a pas exactement le même sens !)

Finalement, je n'ai choisi ni Barbery ni Irving, et j'ai pris le tome 4 de "L'Assassin Royal" de Robin Hobb.
J'ai enchaîné ensuite sur le tome 5 et je vais continuer comme ça... jusqu'au treizième... A moins que je m'arrête après le sixième, comme on me l'a conseillé, pour lire les 9 tomes des "Aventuriers de la Mer", de la même Robin Hobb. Je suis donc aux abonnés absent pendant un petit moment...

Si je n'ai pas jeté mon dévolu sur Irving c'est parce que je me le réserve encore pour plus tard, comme un grand restaurant dans lequel on se dit que l'on ira pour une occasion exceptionnelle. Cela fait maintenant huit mois que ce roman attend (ou plutôt que j'attend ce roman qui, lui, vit sa vie sur ma table de nuit), mais c'est un plaisir d'attendre cette lecture. Nous avons rendez-vous. (Bon, je dois aussi dire que, comme je l'avais emporté en vacances, mais que je ne le lisais pas, ma femme me l'a piqué. Et à voir la ferveur avec laquelle elle le dévore, je comprends que j'ai encore plus de raisons de patienter : le plaisir ne sera que plus grand.)
Quant à "l'Elégance du Hérisson", je crois qu'il continuera d'attendre. En fait, c'est comme ça, quand je pense à Irving, ça me tente, ça me tente. Quand je pense à Robin Hobb, ça me tente aussi. Mais quand je pense à Barbery, là, ça ne me tente plus. La tentation, papa, ça ne se commande pas !